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18
Mai
2014
Les placements orientés vers les produits d’assurance
Par agent économique, l’essentiel de l’effort d’épargne est assuré par les entreprises non financières et les ménages dont les parts respectives dans le total de l’épargne brute sont passées de 39% et 45% en 2011 à 41% et 37% en 2012. Ces parts ont baissé de 1 point en 2012 pour les ménages alors qu’elles ont augmenté de 3,2 points pour les sociétés non financières.

En effet, en 2012, le volume d’épargne des ménages s’est établi à 78 MMDH contre 87 MMDH en 2011, en baisse de 9% après avoir augmenté de 1,1% en 2011, ce qui a ramené leur taux d’épargne en pourcentage de leur revenu disponible à 14% en 2012 contre 17% en 2011.

La baisse du taux d’épargne des ménages est imputable au recul de leur taux d’épargne financière1, qui s’est situé à 0,6% en 2012, après 1% en 2011 et 1,5% en moyenne entre 2008 et 2011. Le taux d’épargne non financière a aussi baissé pour se situer à 13,3% en 2012 après avoir atteint 15,9% en 2011.

Néanmoins, en dépit de cette baisse, il y a lieu de noter que l’attrait des ménages pour l’immobilier reste encore important, puisque les investissements en logement ont continué de capter plus de 98% des flux d’épargne des ménages en 2012.

Si les choix d’allocation d’épargne des ménages ont sensiblement évolué au cours de ces deux dernières années, leur orientation n’a pas été forcément en faveur du financement de long terme de l’économie. En effet, la mise en place de nouveaux produits financiers structurés autour des avantages fiscaux, de type Plan d’Épargne en Action (PEA), Plan d’Épargne Logement (PEL) et Plan d’Épargne Éducation (PEE), qui devraient stimuler de manière significative le développement de l’épargne longue au Maroc, n’a pas encore produit tous les résultats attendus. Selon le bilan provisoire à fin juin 2013 de Bank Al-Maghrib, la mise en place de ces produits a suscité l’ouverture de 106.000 comptes qui ont mobilisé 106 MDH, soit 0,1% de l’épargne des ménages en moyenne entre 2011 et 2012 et 0,3% du total de leurs placements financiers.

S’il est encore trop tôt pour dégager une conclusion sur ce bilan provisoire, il n’en demeure pas moins que le bon démarrage de ces produits a été gêné par plusieurs facteurs défavorables ayant trait, pour ce qui concerne le PEA au recul des performances du marché boursier depuis 2010, conjugué à l’absence de l’introduction de nouvelles sociétés sur le marché et une conjoncture économique brouillée par les mauvaises performances de l’économie mondiale et celles des principaux partenaires du Maroc. Dans ce contexte, les motifs de précaution ont dominé largement les choix de placement des ménages qui ont accordé aux placements liquides et aux souscriptions aux produits de l’assurance (assurance vie en particulier) une place prépondérante au niveau de leur épargne financière depuis 2010.

En termes de flux, les placements liquides dominent la structure de l’épargne des ménages à hauteur de 80,5% en 2011 et 70,7% en 2012. Pour ce qui concerne les produits d’assurance, leur part dans le total des acquisitions nettes des actifs financiers est passée de 12,5% en 2008 à 25,1% en 2009 pour se situer à 20% en moyenne entre 2011 et 2012. S’agissant des titres de participation et des actions que les ménages marocains détiennent en direct, leur encours est relativement faible comparé à ceux des placements bancaires et des contrats d’assurance-vie (6,2% en 2010 contre 2,1% en moyenne entre 2011 et 2012).

La hausse de la part des produits d’assurance dans l’épargne financière des ménages confère au secteur d’assurance un rôle croissant en matière de mobilisation et de gestion de l’épargne du long terme, ce qui devrait avoir des effets d’entraînement favorables en matière de financement de l’investissement productif. À fin décembre 2012, le secteur a consacré 51,5MMDH, soit 47,4% de ses emplois au financement des entreprises à travers des placements dans les actions des sociétés. Les sociétés cotées ont bénéficié de 24 MMDH soit 22,2% de leurs emplois. Une petite fraction de 5 MMDH, soit 4,7% de leurs emplois, a été orientée vers le financement des fonds propres des PME.

La réalisation d’une croissance forte et durable nécessite un financement efficace de l’économie. Ce financement requiert, en particulier, une épargne longue pour financer en dettes et en fonds propres les acteurs économiques.

181    18/05/2014 -