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Actualités
29
Juil
2014
S&P souligne le potentiel de croissance de l’assurance au Maroc

S&P table sur une croissance des primes supérieure à celle du PIB en Algérie, au Maroc et en Tunisie, et juge que ces marchés sont loin d’avoir atteint leur plein potentiel. Développement des infrastructures et de l'immobilier ; besoins croissants en épargne, santé et prévoyance ; évolutions réglementaires favorables sont autant de facteurs bénéfiques au développement du secteur de l'assurance au Maghreb.

Dans une note publiée ce jour, Standard & Poor’s souligne les « bonne perspectives de croissance à long terme » de l’assurance au Maghreb – Maroc, Tunisie et Algérie -  en dépit d’incertitudes économiques de court-terme. L’agence de notation table sur une demande croissance en produits d’épargne, de prévoyance et de santé, mais également en assurance habitation, en lien avec l’émergence d’une classe moyenne. Le développement de projets d’infrastructures et les évolutions réglementaires récentes (renforcement des exigences de solvabilité, développement d’assurances obligatoires) les facteurs favorables au développement de l’assurance.

Concrètement, S&P table sur une croissance des primes supérieure à celle du PIB sur chacun de ces trois marchés, et juge que ces marchés sont loin d’avoir atteint leur plein potentiel. « Le faible niveau de pénétration de l'assurance et les besoins croissants en produits d’assurance de biens et personnes stimuleront la croissance ces cinq prochaines années. Cette croissance permettra d’améliorer la diversification du secteur dans un marché qui reste relativement concentré aux mains de quelques acteurs clés », relève l’agence.

Taux de pénétration de l’assurance contrastés

Les trois pays présentent des caractéristiques de marché et des dynamiques concurrentielles différentes, même si, dans les trois, l’assurance automobile devrait rester la ligne d’activité prédominante, soutenue par le nombre croissant de nouvelles immatriculations. Si, en moyenne, le taux de pénétration de l’assurance (primes brutes émises en pourcentage du PIB) est de l’ordre de 1,5% au Maghreb, on constate ainsi des disparités importantes entre les trois pays : 3,5 % au Maroc, 1,8% en Tunisie, et 0,6% en Algérie.

Par ailleurs, la détention des compagnies d’assurance par l’Etat tend à diminuer au Maroc, alors qu’elle reste élevée en Algérie.  Les assurances de particuliers devraient se développer plus vite au Maroc, où la bancassurance est dynamique et où la modernisation du secteur est encouragée par l’Etat, via son Contrat Programme. En revanche, c’est en Algérie que S&P anticipe la plus forte progression en assurances d’entreprises –l’agence anticipe une croissance de 10% à 20% par an au cours des trois prochaines années -, de  gros projets d’infrastructures tirant la croissance économique du pays. En Tunisie, les incertitudes économiques subsistent depuis le printemps arabe de 2011, mais la reprise de l’économie devrait logiquement s’accompagner d’une forte croissance des assurances de particuliers.

A noter que parmi les acteurs français, AXA, Macif et BNP Paribas Cardif sont présents en Algérie. Au Maroc, AXA est implanté, ainsi que deux bancassureurs, Société générale et le Crédit Mutuel (via une participation de 20% dans RMA Watanya). En Tunisie, Groupama détient une participation dans STAR.

Par - Publié le 29 juillet 2014 - Actualité de l'assurance en ligne : mutuelle santé, assurance auto, assurance habitation, assurance vie, assurance immobilier. Etudes, dossier et chiffres clés des compagnies et mutuelles d'assurance : Axa, Generali, Groupama, Allianz...

 

***Autre Article ***

Le secteur des assurances a de beaux jours devant lui au Maghreb, selon  Standard & Poor’s

L’agence de notation financière Standard & Poor’s (S&P)  a estimé, dans un rapport publié le 29  juillet, que le secteur des assurances dans les trois pays du Maghreb central (Maroc, Tunisie, Algérie) a de bonnes perspectives de croissance à long terme.  «Nous estimons que la croissance des primes d'assurance sera supérieure à la croissance du PIB en général dans les trois marchés. Un taux de pénétration encore faible, ainsi que les efforts des gouvernements permettront cette croissance», note l’agence dans son rapport.

S&P estime que  plusieurs facteurs qui alimentent l'expansion potentielle au cours des cinq prochaines années. Il s’agit en premier lieu du développement des infrastructures et de l'immobilier. En Algérie, les grands projets d’infrastructures programmés par le gouvernement devraient ainsi être à l’origine d’une croissance du marché de l’assurance située entre 10 et 20% par an durant les trois prochaines années.

Les autres facteurs qui contribueront à la croissance du secteur des assurances au Maghreb sont la demande croissante de la classe moyenne en produits épargne, santé  et retraite ainsi que les efforts des gouvernements pour développer le secteur et généraliser les lignes obligatoires. Dans ce cadre, le gouvernement marocain prévoit d’introduire la couverture des risques liés aux catastrophes naturelles. En Tunisie, les autorités ont relevé récemment les exigences en capital minimum pour les sociétés d’assurances et  adopté un cadre règlementaire relatif à l’assurance takaful.

S&P rappelle, dans son rapport, que les caractéristiques de marché et les dynamiques concurrentielles diffèrent entre le Maroc, la Tunisie et l’Algérie. Le taux de pénétration de l’assurance est ainsi de 0,6% en Algérie, 3,1% au Maroc  et 1,8% en Tunisie. Toutefois, dans ces trois marchés, l’assurance automobile restera une ligne d’activité prédominante. Ceci devrait être soutenu par le nombre croissant de nouvelles immatriculations.

L’agence de notation précise, d’autre part, que la forte croissance du secteur devrait permettre  d’améliorer la diversification du secteur dans un marché qui reste relativement concentré aux mains de quelques acteurs clés. Elle estime, cependant, que  les incertitudes économiques et politiques endogènes et exogènes comme la faiblesse de la reprise dans la zone euro, principal partenaire économique des pays du Maghreb, et les risques de troubles politiques, notamment en Tunisie, pourraient freiner la croissance à court terme.

Agence Ecofin - 29 juillet 2014