Trouver un ...




Devis
Devis Automobiles
Voiture
Devis Habitation
Habitation
Devis Sante
Santé
Devis Professionel
Professionnel
Actualités
01
Août
2014
Assurances/stress test: Gare à la baisse de la Bourse
  • Une baisse de 25% du cours des actions, c’est cinq opérateurs en difficulté
  • La marge de solvabilité intégrera les risques de marché
  • Une opération qui poussera les compagnies à accroître leurs fonds propres

L’EXPOSITION des entreprises d’assurances au risque de taux reste contenue, elles ont également une bonne résistance aux stress tests réalisés sur le portefeuille actions… Ces constats sont dressés par la Banque centrale dans le rapport sur la Stabilité financière à la suite de stress tests réalisés dont un basé sur l’hypothèse d’une baisse de 10 à 25% des cours des actions cotées détenues par les compagnies d’assurances. Ce qui a permis de relever qu’à partir d’une baisse de 10% de valorisation du portefeuille actions, deux entreprises d’assurances nécessiteraient une  recapitalisation. Dans le cas le plus pessimiste, soit un crash de 25%, cinq assureurs seraient en difficulté sur les 17 opérateurs du marché. Les résultats de ces stress tests sont pris au sérieux puisque un travail est en cours pour adapter le cadre réglementaire. Un amendement du code des assurances est mis dans le circuit législatif et porte sur l’introduction du principe de la solvabilité basée sur les risques ainsi que sur le renforcement de la gouvernance et la transparence des entreprises d’assurances et de réassurance.  L’année dernière, la marge de solvabilité du secteur s’est établie à 4 fois le minimum exigé par la réglementation contre une moyenne de 5,8 fois au cours de la période 2009-2011. Cette marge couvre uniquement le risque de souscription alors que les risques de marché et opérationnels sont exclus. L’amendement en cours du code des assurances poussera certaines entreprises d’assurances à augmenter leurs fonds propres ou à revoir leurs politiques de placement.
Ceci étant, en 2013, année caractérisée par une conjoncture difficile, les revenus financiers des compagnies d’assurances se sont certes contractés mais le rendement de leurs fonds propres s’est maintenu aux alentours de 10,4%. Quant aux charges techniques d’exploitation, ils ont augmenté représentant ainsi près de 24% des primes.


Le rapport sur la stabilité financière s’est également penché sur les interconnexions entre les institutions financières et les risques qui en découlent. «L’évaluation du risque de contagion au sein du secteur financier est un élément entrant en ligne de compte dans l’appréciation des risques pesant sur la stabilité du système financier», note le rapport.
Entre les compagnies d’assurances et les banques, les liens sont capitalistiques, et de financement. Elles ont également des liens commerciaux et opérationnels à travers les activités de bancassurance et d’assistance. En 2013, les expositions des banques sur le secteur des assurances sont limitées, soit  0,3% de leurs emplois et 1,2% de leurs ressources. En revanche, les expositions des compagnies d’assurances sur le secteur bancaire ont représenté des quotes-parts significatives de leurs emplois, soit près de 19%. Ces emplois sont ainsi constitués de titres de participation et de propriété (73%), de titres de créance négociables (18%) et de dépôts (9%).
L’année dernière, l’activité du secteur des assurances a poursuivi sa progression mais à un rythme ralenti comparativement aux exercices antérieurs: le chiffre d’affaires s’est établi à 26,7 milliards de dirhams, en hausse de 2,7% contre 8,9% en 2012. Ce coup de mou est dû à la baisse des assurances vie et capitalisation.
 

K. M. - Édition N° 4330 du 2014/08/01 – L’ECONOMISTE

Comparé aux sinistres, le niveau des primes s’établit à 78% contre 77% et 75% respectivement en 2012 et 2011