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Actualités
01
Déc
2018
Ramed: le rapport sur la réforme demandée par le Roi finalisé

Le rapport sur la réforme du Ramed (Régime d’assistance médicale pour les économiquement démunis) a été finalisé jeudi 29 novembre, annonce Khalid Lahlou, le nouveau DG de l’Anam (Agence nationale de l’assurance maladie), qui intervenait dans un congrès sur le financement de la santé, organisé ce vendredi 30 novembre.

 

Cette réforme est demandée par le Roi Mohammed VI qui a reçu le 7 novembre dernier Anas Doukkali, ministre de la Santé, et Saâdeddine Elotmani, chef du gouvernement pour s’enquérir des premières mesures envisagées par l’Exécutif pour réformer le régime et le système national de santé de manière générale, conformément aux orientations royales contenues dans les derniers discours du Trône et d’ouverture du Parlement, relatives au secteur de la santé.

Le Roi avait donné ses instructions pour poursuivre la réflexion sur les différents scénarios de réforme à l’étude.

Selon le DG de l’Anam, ont planché sur la préparation du rapport, les ministères de la Santé, des Finances, de l’Intérieur et de l’Education. Trois commissions étaient constituées: ressources humaines, financement et gouvernance.

Sur ce dernier volet, trois scénarios de réformes sont proposés, révèle à Médias24 Khalid Lahlou:

 

- Confier la gestion du Ramed à un nouvel organe public indépendant. Cette option est complexe et nécessite beaucoup de temps pour être concrétisée.

- Confier la gestion à un organisme existant, à savoir la Cnops (future CNAM) ou la CNSS. Cette dernière devant gérer l’assurance maladie des indépendants, c’est plutôt la Cnops qui est recommandée dans cette option.

- Confier la gestion à un organisme privé, par exemple une compagnie d’assurance. Cette option est peu recommandée, le privé étant plus à même de gérer une couverture médicale complémentaire qu’une couverture de base avec des millions d’assurés.

 

Rappelons que la gestion du Ramed est pointée du doigt, notamment par la Cour des comptes. Le ministère de la Santé étant à la fois financeur du régime et prestataire de soins.

Plus globalement, Le Ramed est, depuis sa généralisation en 2012, confronté a plusieurs contraintes et dysfonctionnements qui limitent son efficacité et sa capacité à répondre aux besoins des catégories ciblées, particulièrement les plus démunies et fragiles.

30 novembre 2018 - Medias24