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Actualités
26
Fev
2009
Entretien : «Nos relations avec la MAMDA-MCMA
La MAMDA-MCMA vient de signer un accord de partenariat avec la MAIF au terme duquel chacune accueillera les sociétaires expatriés de l’autre.

* Le souci commun étant de fournir le meilleur service aux sociétaires, qu’ils soient en France ou au Maroc.

* Malgré une différence de législation, le décalage se comble progressivement.

* Le Maroc est le premier pays au Maghreb à signer un pareil accord avec la MAIF d’autres pays suivront.

* Explications avec Roger Belot, PDG de la MAIF, et Thierry Couret, Directeur délégué de la MAIF.

Finances News Hebdo : Qu’implique la signature de l’accord de partenariat MAMDA-MCMA ?

Roger Belot : L’accord de partenariat entre la MAMDA-MCMA avec nous, la MAIF et filiale MAIF, vise l’accueil des sociétaires marocains expatriés en France par la MAIF et les sociétaires expatriés au Maroc par la MAMDA-MCMA.

Cela implique que nous allons traiter les dossiers des sociétaires marocains de passage en France, ou y résidant, pour une durée déterminée, de manière tout à fait identique aux services que nous assurons à nos sociétaires français. Pareil pour la MAMDA-MCMA.

F. N. H. : Entre le droit marocain et le droit français, n’y aurait-il pas un décalage entre les textes juridiques en la matière ?

R. B : Je ne pense pas. Au Maroc, la MAMDA-MCMA avait apporté la preuve qu’elle a pu construire une mutuelle d’assurance puissante sans disposer de texte au préalable. Aujourd’hui, au Maroc, il existe un Code des Assurances qui a comme avantage de protéger les assurés et de s’assurer que la société est bien solide financièrement et qu’elle a les réserves financières nécessaires pour lui permettre de couvrir ses engagements. Avec la MAMDA, c’est une question qui ne se pose pas, nous avons tout à fait confiance là-dessus.

Par la suite, les sociétaires expatriés victimes de sinistres à l’étranger, se voient appliquer la législation locale.Mais j’ai l’ultime sentiment que nous avons tendance à nous rapprocher sur ce plan-là.

Thierry Couret : Le principe des Indemnités appartient à chacun des droits nationaux et donc, lorsque l’on est sur un territoire, il est évident que c’est le principe de ce territoire qui s’applique à l’intéressé, quelle que soit sa nationalité. C’est évident.

Les différentiels sont en train de se combler sur les dommages comme notamment, pour le dommage corporel. On évoquait que les principes indemnitaires au corporel ont servi au fond à élaborer une loi qui, elle-même, régit les principes généraux indemnitaires. On voit bien que les fossés se comblent même s’il existe encore des différences.

Et puis, à la limite, pour un Marocain ou un Français, ils peuvent aussi prendre des compléments de Garantie dans leurs pays respectifs pour éventuellement couvrir des compléments indemnitaires qui n’appartiennent pas à tel ou tel droit national. C’est toujours possible à ce niveau-là.

F. N. H. : Quels sont pour vous les indicateurs de réussite de ce partenariat ?

R. B : Le critère est la satisfaction du sociétaire. À la MAIF, nous avons des sociétaires qui, s’ils ne sont pas contents, le font savoir. Très rapidement, nous pourrons savoir s’il y a eu des insatisfactions. Cela peut arriver marginalement, auquel cas nous aurons des remontées d’informations et des échanges de part et d’autre avec notre partenaire pour, a priori, rectifier ou améliorer ce qui doit l’être. On part du principe que cela va être extrêmement marginal au vu de la qualité du service et la volonté est la même de part et d’autre.Rappelons que notre souci commun est la satisfaction du sociétaire et non pas la rentabilité financière. C’est la qualité du service rendu qui nous anime, la MAIF et la MAMDA-MCMA.

T. C : Dans le même sillage, la MAIF a reçu pour la 5ème année consécutive le premier prix de la qualité de la relation Client attribué par BearingPoint. Un prix qui reconnaît, dans la catégorie assurance, la qualité des Prestations fournies par la MAIF. Ce qui veut dire qu’il existe un contrat de confiance très fort entre la MAIF et ses sociétaires.

Donc, en termes d’indicateurs de réussite du partenariat avec la MAMDA-MCMA, il est évident que dès lors que la MAIF manifestera cet accord, temporaire ou plus permanent auprès de ses expatriés et sur la base de ce contrat de confiance, il y aura un mouvement qui s’opérera vers la mutuelle marocaine.

F. N. H. : Avez-vous une idée sur le nombre de vos sociétaires expatriés au Maroc ?

R. B : Nous avons identifié 1.000 sociétaires MAIF qui résident aujourd’hui au Maroc. Mais l’information que nous allons donner, à partir de la signature de cet accord de partenariat, va probablement générer d’autres sociétaires. Nous comptons également un millier d’affiliés MAIF, sinon plus.

F. N. H. : Cette première expérience avec le Maroc, est-elle appelée à s’étendre à d’autres pays du Maghreb ?

R. B : C’est un accord que nous avons préparé pour d’autres pays, notamment au Maghreb. Cet accord-cadre nous avait demandé quelques semaines, côté MAIF, pour l’élaborer et quelques mois pour nous mettre d’accord sur le contenu.

F. N. H. : D’autres pays suivront-ils ?

R. B : Pour le Maghreb, la MAIF a plusieurs milliers de sociétaires y résidant, notamment le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Nous avons commencé par le Maroc parce que le pays compte un nombre plus important de sociétaires MAIF expatriés. Mais également parce que nous avions des relations déjà existantes avec la MAMDA-MCMA, chose qui a facilité la conclusion de cet accord.

Propos recueillis par Imane Bouhrara 26-02-2009 - FINANCES news hebdo