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Actualités
15
Mai
2009
Comment Axa assurance Maroc gère sa politique de recrutement
Grosses difficultés pour trouver des actuaires : à peine trente lauréats se retrouvent chaque année sur le marché du travail.
Préférence aux diplômés des grandes écoles d’ingénieurs nationales et internationales pour les postes qui nécessitent la polyvalence.


Avec une moyenne de 50 candidats recrutés par an sur les trois dernières années, le groupe Axa Maroc privilégie les compétences mé Tiers sans négliger les profils disposant d’un potentiel avéré. Saadia Nouri, directrice recrutement, dresse les contours de la politique de recrutement de la compagnie.

Combien de candidats recrutez-vous en moyenne par an?
Le nombre de candidats recrutés par Axa Assurance Maroc varie d’année en année en fonction de plusieurs paramètres. Notre cadence de recrutement dépend, en Effet , de besoins divers comme le souci de remplacer les départs à la retraite et la volonté de rajeunir nos effectifs avec des profils performants... Cela dit, sur les trois dernières années, nous avons accéléré notre rythme de recrutement avec une moyenne de 50 candidats par an.

Quels types de profils recherchez-vous le plus et pour quels postes ?
Axa Assurance Maroc est une compagnie dont les besoins en profils sont divers. Chaque année, nous accueillons parmi nous des nouveaux cadres, des chefs de projets et des employés divers avec des backgrounds qui permettent une évolution de carrière. Leur affectation prend en considération nos besoins et leurs formations et expériences. Bien évidemment, de par notre métier d’ Assureur , nous sommes particulièrement attentifs à certains profils pointus et parfois polyvalents.

Quelles sont les formations les mieux cotées actuellement dans le secteur ?
Naturellement, certaines formations sont plus demandées que d’autres. Les actuaires, par exemple, représentent le cœur du métier d’assureur. Mais plus globalement, les postes financiers, comptables, d’audit et du marketing sont sollicités. Nous recrutons nos cadres parmi les lauréats des grandes écoles de commerce nationales et internationales. Pour les postes qui demandent une certaine polyvalence, nous scrutons les ingénieurs des grandes écoles. Enfin, les collaborateurs métiers sont sélectionnés parmi les lauréats des masters dédiés au niveau des universités.

En trouvez-vous facilement sur le marché ?
S’agissant des profils financiers, le marché arrive à subvenir aux besoins du secteur. En revanche, pour certains profils pointus comme l’actuariat et les chefs de projets seniors, la situation est plus difficile. En fait, le cas des actuaires est représentatif des problèmes de recrutement que nous rencontrons. Chaque année, ils sont à peine 30 lauréats de spécialité actuariat à franchir la porte du marché du travail et ils sont aussi recherchés par d’autres filières comme les banques et les cabinets spécialisés dans le risk management.

Recrutez-vous souvent à l’étranger ?
Non, Axa assurance Maroc poursuit une politique sociale volontariste qui fait que les profils nationaux ont la priorité. Cependant, pour certains postes, la carence en compétences est manifeste, nous avons alors recours à des profils issus de l’étranger. C’est le cas, notamment, des chefs de projets seniors.

Quels sont les canaux que vous utilisez pour le recrutement ?
Nous exploitons tous les canaux accessibles. Cela va de notre cvthèque des candidatures spontanées aux cabinets de recrutement en passant par les sites spécialisés. Nous travaillons en étroite collaboration avec les services de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec) pour recruter des profils ponctuels en contrat à durée déterminée (CDD) qui intègrent définitivement notre structure s’ils justifient de compétences et de résultats probants. Nous participons également aux forums des écoles dans lesquelles nous trouvons des candidats avec de bons profils.

Quels sont les niveaux des salaires pratiqués dans le secteur ?
Il serait fastidieux de lister toutes les rémunérations appliquées dans le secteur des assurances. Les métiers et les fonctions sont nombreux et inventoriés selon une classification. L’enquête annuelle sur les salaires des cadres réalisée par le cabinet Diorh nous permet de partager des informations sur la grille des salaires attribués à chaque classe de collaborateurs. A partir de là, nous établissons notre grille de rémunérations en prenant en considération l’évolution que chaque collaborateur peut envisager et celle à laquelle il peut raisonnablement aspirer en fonction de ses performances.


Cursus : Peu de formations spécialisées

Créé en 2006, le Centre de formation de la profession d’assurances (CFPA) prépare des agents de maîtrise et cadres opérationnels aux métiers de l’assurance. «C’est le seul organisme privé de formation au Maroc qui dispense des formations diplômantes dans le domaine des assurances», assure un conseiller pédagogique. Il fait savoir que «ce centre a été fondé pour répondre à la volonté de la Fédération marocaine des sociétés d’assurance et de réassurance (FMSAR) et des opérateurs du secteur d’accompagner leurs ressources humaines». D’ailleurs, il est indiqué que 10 % des effectifs des compagnies y sont inscrits chaque année. Deux types de formations diplômantes sont proposés. Le premier est le Brevet professionnel assurances (BPA) qui permet d’acquérir en deux ans les connaissances techniques approfondies de l’assurance. Il s’adresse principalement à des candidats diplômés ou non ou qui justifient d’une expérience notable dans le domaine des assurances. Le second, le Brevet de technicien supérieur en assurance (BTSA), est destiné à des titulaires d’un diplôme équivalent au Bac+2. La formation est également d’une durée de deux ans. Un cursus de trois ans est en préparation. En dehors des cursus du CFPA, le mastère en droit des assurances de l’Université Hassan II de Casablanca est l’une des rares formations spécialisées offertes sur la place alors que les besoins en ressources compétentes sont significatifs.

Brahim Habriche - 11-05-2009 - La Vie éco Carrières