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9
Juin
2008
Jugements Assurances / Spectaculaire remontée d’Es-Saâda

La filiale du groupe Saham figure à la 1re place du classement. Le solde des dossiers en retard réduit à 16.134 Es-Saâda sort enfin la tête de l’eau. La compagnie a considérablement réduit son retard en matière de remboursement des sinistres relatifs aux jugements contre les compagnies d’assurances. Son rachat par le patron des patrons Moulay Hafid Elalamy lui a donc été bénéfique puisque la compagnie passe de la dernière à la première place du classement. En effet, la compagnie ne compte plus que 351 dossiers en retard à fin mai, dont 284 en automobile et 67 en accident du travail (AT). La compagnie a, en revanche, exécuté 19.179 dossiers entre janvier 2007 et mai dernier. C’est la Matu qui a repris le bonnet d’âne puisque la mutuelle accuse 3.567 jugements en retard d’exécution. Cette mutuelle, dont la situation financière serait très précaire, a néanmoins amélioré sa situation puisqu’elle accusait 4.765 dossiers en retard à fin décembre 2006.

RMA Wataniya, qui pointe à l’avant-dernière place, compte 3.058 jugements non exécutés dont 2.545 en Accident automobile et 513 en AT. La compagnie doit certainement sa place à son parc d’affiliés de plus en plus important. Le milieu du tableau est toujours tenu par des compagnies telles que la CNIA (370 jugements non encore exécutés), Axa (1.112) et Wafa assurance (1.126). Globalement, les compagnies d’assurance ont exécuté 87.947 dossiers entre janvier 2007 et mai dernier. Le lourd passif traîné durant des années par les assureurs a fondu comme neige au soleil puisque les jugements non encore exécutés passent de 23.399 à fin 2007 à 16.134 à fin mai dernier. Hamid Besri, directeur général de la Fédération marocaine des sociétés d’assurance et de réassurance (FMSAR) explique l’accélération des exécutions par «la bonne volonté des compagnies qui ont décidé d’en découdre avec le lourd passif». «Sous l’impulsion de la Fédération, nous avons multiplié les rencontres avec le ministère de la Justice et le président du TPI de Casablanca pour liquider les dossiers en retard», souligne Besri. Selon lui, l’exemple d’Es-Saâda est éloquent. «Cette compagnie a pu, grâce au changement de son management, redresser la barre. Elle a également bénéficié d’un soutien financier matérialisé par l’aide accordée par le fonds de Garantie des assureurs», poursuit le DG de la FMSAR.

A signaler que les compagnies ne se contentent pas d’exécuter les jugements en retard, mais traitent aussi les dossiers enregistrés tous les mois. Entre 2006 et 2008 par exemple, le tribunal de première instance de Casablanca, seule instance habilitée à exécuter ce type de jugement, a enregistré plus de 100.000 nouveaux dossiers.

Rappelons que le classement ne comprend pas la MAMD-MCMA. La compagnie est la seule à avoir son siège social à Rabat et ses dossiers dépendent donc du TPI de la capitale.

Naoufal BELGHAZI - L'économiste - Edition du 9/6/2008