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Actualités
13
Fev
2008
Une assurance-crédit sur mesure pour les exportateurs

La Smaex assure un taux d’indemnisation de 90%. Sont éligibles les entreprises ayant plus de 5 millions de CA Une police d’assurance sur mesure. Il s’agit plus exactement d’une assurance-crédit personnalisée pour les exportateurs.

Lancée par la Société marocaine d’assurance à l’exportation (Smaex), elle cible exclusivement les entreprises dont le chiffre d’affaires à l’exportation dépasse les 5 millions de DH par an. Pour celles qui n’atteignent pas ce chiffre, une police d’assurance simplifiée leur est dédiée. Le nouveau produit, assurance-crédit personnalisé, inaugure l’ère de la «déglobalisation». Dorénavant, les entreprises concernées «ne seront plus obligées de déclarer la totalité de leur chiffre d’affaires», commente Jamal Raïs, directeur développement de la Smaex. Ce produit d’assurance instaure «un taux d’indemnisation de 90% des risques de non-paiement». Il établit aussi une tarification adaptée au profil de chaque exportateur. Plusieurs critères sont pris en compte. Il y a d’abord la destination géographique des produits ou services exportés. Ensuite, le type de secteur d’activité. «Le temps est l’ennemi du recouvrement». C’est pourquoi le délai de paiement est parmi les critères retenus. Plus celui-ci est long, plus le risque est grand. Le chiffre d’affaires est également pris en considération. «Une grille de tarif par tranche existe: plus le montant du CA est conséquent, plus les tarifs baissent», d’après les explications de l’assureur. Outre la prévention et l’indemnisation, l’assurance-crédit est étoffée également par une assistance de recouvrement de créance. Autrement dit, le contrat, liant l’établissement et son client, ne couvre pas le non-paiement dû à un litige commercial. C’est plutôt l’insolvabilité de l’acheteur étranger, client de l’exportateur marocain, qui est couverte. Evidemment, la Smaex dispose d’une brochette de produits d’assurance. C’est le cas lorsqu’un exportateur fait de la prospection ou participe à une foire (www.smaex.com).Un bémol persiste tout de même. S’assurer contre les risques d’exportation, n’est pas une démarche aussi spontanée qu’on le croit. Car le débat se pose en termes de «culture d’assurance». Juridiquement, elle n’est pas obligatoire. De ce fait, pour que les opérateurs y recourent, «tout dépend de leur perception individuelle du risque», d’après le PDG de la Smaex, Nezha Lahrichi1. Mais l’on oublie souvent que «conquérir d’autres marchés est une prise de risque» en soi, poursuit-elle. Et c’est là où le rôle de la société marocaine d’assurance à l’exportation s’avère déterminant. Couvrir un risque suppose avoir des données fiables sur la solvabilité des acheteurs étrangers. Le cas de l’Afrique est révélateur: l’information financière demeure une denrée rare. C’est pourquoi «nous essayons de collaborer avec les ambassades marocaines et les banques implantées dans le Continent noir», précise Nezha Lahrichi. Une démarche plus qu’indispensable lorsqu’on sait que la Smaex couvre le risque commercial, politique, de catastrophe ou de non-transfert.


Entre péril et sauvetage

Exporter sans se faire payer ne mène pas loin. Le péril de l’insolvabilité guette toujours une société qui accorde des crédits à l’exportation. C’est là où l’intervention de la Smaex s’avère salvatrice. Elle propose deux types de police: l’assurance-crédit de marché et l’assurance-crédit publique. La première couvre le risque de non-paiement des créances commerciales à court terme. La seconde cible, entre autres, la garantie des risques politiques.


(1) Elle a été interviewée par notre consœur de Atlantic Radio (92.5), Sofia Lambatten, lors de son émission Eco Bourse.

Faiçal FAQUIHI - L'économiste - Edition du 13/2/2008