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Actualités
21
Jan
2008
Une assurance-maladie low cost pour les étudiants
· La prise en charge ne concernera que les soins ambulatoires

· 345.000 personnes sont concernées

La couverture médicale des étudiants du privé et du public fera l’objet d’une nouvelle réunion lundi 21 janvier. Le financement, le panier de soins et la gestion feront l’objet des discussions des représentants
des ministères de l’Emploi, de l’Education nationale, de l’Intérieur et de l’Agence nationale de l’assurance Maladie (ANAM).

Tout ce monde aura à trancher entre trois scenarii et le cas échéant en proposer un nouveau. Le premier reprend l’ensemble des Prestations de l’article 7 de la loi sur la couverture médicale, lequel offre un large panel de soins. C’est le cas pour les soins préventifs et curatifs liés aux programmes prioritaires entrant dans le cadre de la politique sanitaire, des actes de médecine générale et de spécialité médicale et chirurgicale, des soins liés à l’ Hospitalisation et aux interventions chirurgicales y compris les actes de chirurgie réparatrice, etc. Ce scénario maximaliste serait coûteux et donc difficilement supportable pour les étudiants. S’il est adopté, la Cotisation des étudiants pourrait largement dépasser les 300 dirhams, soit près de la moitié de
la bourse mensuelle. A l’opposé du premier scénario, la deuxième proposition est jugée minimaliste. Elle prendrait en charge les soins ambulatoires uniquement, c’est-à-dire les petits bobos tels que la
grippe ou les angines…

La troisième proposition est entre ces deux extrêmes. Elle inclut les soins ambulatoires, dentaires et l’optique. Ce schéma collerait aux réalités des étudiants et le coût serait supportable. La cotisation tournerait aux environs de 20 dirhams.

Contrairement aux salariés du privé et aux fonctionnaires, la couverture des étudiants ne prendra pas en charge les maladies longues et coûteuses du moins au départ. Une démarche progressive sera privilégiée. Ce qui compte dans l’immédiat, c’est la pérennisation du système qui sera mis en place.

Lors de cette réunion, la gestion devrait également être tranchée. Diverses pistes sont avancées pour la couverture de 345.000 étudiants des universités, des grandes écoles et de la formation professionnelle. C’est le cas pour la mise en place d’une mutuelle. Mais face aux problèmes que connaissent actuellement les différentes mutuelles, cette option ne risque pas d’être retenue. «Il ne suffit pas de mettre en place des statuts mais encore faut-il assurer les services», soutient un responsable. Le risque aussi est que cette
mutuelle ne fasse l’objet de guéguerre entre différents clans. Autre option envisagée, confier la gestion à une compagnie d’assurances. Les assureurs ayant une longue expérience dans la gestion maladie et la
célérité dans le traitement de l’information.

En attendant, les étudiants dont les parents sont fonctionnaires bénéficient du même panier de soin via la Cnops ou encore de celui offert par la CNSS jusqu’à l’âge de 21 ans. Cette limite d’âge est prorogée jusqu’à 26 ans pour les célibataires qui poursuivent des études supérieures.

K. M. L'économiste - Edition du 21/1/2008