Trouver un ...




Devis
Devis Automobiles
Voiture
Devis Habitation
Habitation
Devis Sante
Santé
Devis Professionel
Professionnel
Actualités
22
Avr
2014
RMA Watanya compte s’implanter dans dix pays africains d’ici 2020

Le président du directoire, Zouheir Bensaïd, revient sur la dernière acquisition de la compagnie dans trois pays africains. Elle table sur un volume de primes émises de 400 à 500 millions de dollars à terme. Les synergies avec BMCE Bank et les partenaires locaux seront exploités.

Zouheir Bensaïd, rma watanya

La dernière percée de la compagnie d’assurance RMA Watanya en Afrique est particulièrement stratégique. Le rachat par la compagnie de 40% du capital de Beneficial Life Insurance Company (BLIC) lui a permis de prendre d’un seul coup le contrôle de 4 compagnies opérant en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Togo.

Et elle ne compte pas s’en arrêter là car les ambitions de RMA Watanya sont bien plus grandes. «Nous visons à devenir, à l’horizon 2020, un acteur de référence de l’assurance africaine», confie d’emblée Zouheir Bensaïd, président du directoire de la compagnie. D’ailleurs, les équipes et le management sont à pied d’œuvre pour atteindre l’ambition tracée.

«Nous ne nous interdisons aucun scénario de développement, encore moins une zone géographique. Notre ambition est de construire, pays par pays, là où le potentiel et l’opportunité se présentent, un groupe panafricain d’assurance en nous appuyant sur le réseau bancaire de notre groupe, notre expertise technique dans le domaine de l’assurance et les atouts des partenaires locaux», poursuit M. Bensaïd.

Et déjà un premier objectif chiffré et concret : la compagnie envisage, d’ici 2020, une implantation dans près d’une dizaine de pays via des acquisitions ou des opérations de «greenfield» avec à la clé 400 à 500 millions de dollars de primes émises sur ces marchés cibles. Un objectif certes ambitieux mais réalisable aux yeux du management de la compagnie.

Evidemment, dans sa conquête africaine, RMA Watanya sait qu’elle peut beaucoup s’appuyer sur un partenaire clé, à savoir BMCE Bank. Et le potentiel de synergies avec la banque est important, reposant, selon Zouheir Bensaïd, sur «les capacités techniques et les moyens financiers de la compagnie ainsi que sur la présence du réseau bancaire BMCE Bank– Bank Of Africa».

L’expérience marocaine est là en effet pour démontrer comment le marché des assurances peut considérablement se développer à travers le réseau bancaire. Les mécanismes de la bancassurance peuvent donc constituer un bon vecteur de développement pour la compagnie en Afrique. Un schéma que le management de la compagnie semble avoir d’ores et déjà retenu pour sa stratégie future.

On compte ainsi «privilégier de fortes positions sur les réseaux de distribution captifs et principalement sur le canal bancassurance», confie le président du directoire pour qui le développement de synergies passera par la mutualisation des ressources et la conception d’une approche commerciale commune comprenant notamment le développement de solutions spécifiques aux besoins des entités bancaires et d’assurance (packages, support technique aux
vendeurs /clients, distribution, etc.).

Une gestion opérationnelle locale avec un pilotage stratégique centralisé

Les synergies avec BMCE Bank interviennent bien en amont de l’activité elle-même puisque la présence ou non de la banque mère constitue un des critères de choix de l’implantation. En effet, comme l’explique le patron de la compagnie, «il est aujourd’hui convenu que de nombreux pays du continent africain connaissent une accélération du rythme de développement des assurances.

De même, ces régions sont animées par des dynamiques de développement quasi similaires (micro-assurance, canaux alternatifs de distribution, etc.). Autant d’éléments qui nous permettent, dans notre démarche, d’adopter une approche pragmatique priorisant nos projets selon les opportunités qui se présentent avec toutefois pour principe de pénétration les atouts des partenaires locaux et la présence du réseau bancaire du groupe».

Maintenant, sur le plan opérationnel, il est intéressant de savoir comment RMA Watanya compte gérer ses filiales en Afrique. Mettra-t-elle des équipes de la maison-mère pour chaque implantation ? Ou, au contraire, laissera-t-elle en place des managers locaux ? Là aussi, la compagnie semble avoir déjà mûrement réfléchi sa stratégie puisqu’elle a défini, visiblement, un modèle qui lui est propre que le président du directoire, Zouheir Bensaïd, explique comme suit : «Une gestion stratégique où le management des filiales dispose de l’ensemble des leviers opérationnels pour développer l’activité et qui repose sur un modèle organisationnel de pilotage depuis un pays ‘‘Pivot’’ ou ‘‘Cluster’’ de la région.

Ce modèle organisationnel privilégie une autonomie opérationnelle des filiales tout en assurant un pilotage stratégique et financier par RMA Watanya». Voilà qui permettra assurément à la compagnie de pérenniser son développement en Afrique et de mieux digérer les implantations qui se feront au fur et à mesure.

Pour les prochaines implantations, Zouheir Bensaïd se contente juste d’indiquer que toutes les zones du continent sont des régions de développement potentiel. Un secret qu’il entretient aussi au sujet du prix payé pour la dernière acquisition en expliquant que «comme pour beaucoup d’acquisitions, les montants sont souvent confidentiels et il en est de même pour cette opération».

La Vie éco
www.lavieeco.com

2014-04-22