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Actualités
6
Sep
2011
ASSURANCES: LA DISTRIBUTION LIBÉRALISÉE
• Après les banques, les sociétés de financement autorisées à leur tour
• Seules les garanties décès et Invalidité sont concernées
C’était l’une des préoccupations majeures des sociétés de financement. Celles-ci peuvent désormais commercialiser des produits d’assurance. L’arrêté du ministre des Finances vient justement combler une anomalie au niveau des textes réglementaires.
Pour cela, il aura fallu réviser le Code des Assurances en substituant la mention «banques» par celle «d’établissements de crédit». Un simple retour à la normalité, aux dires de Hassan Boubrik, directeur de la Daps. «Rétablir un équilibre dans les textes s’imposait. La requête de l’APSF a été donc voté à l’unanimité au sein du Comité consultatif des assurances (CCA)», confie t-il à L’Economiste.
Seules deux garanties ont été autorisées par le régulateur, à savoir le décès et l’invalidité. «Ce sont les seuls risques qui pourraient être liés à une opération de crédit», apprend-on auprès de la Daps. Outre les deux produits, la requête des sociétés de financement portait également sur le crédit assurance. Le secteur n’a pas obtenu gain de cause pour cette demande.
En pratique, les sociétés intéressées déposent une demande d’agrément auprès des finances. Chaque demande doit être accompagnée de la liste complète des agences susceptibles de proposer les opérations d’assurance ainsi que leurs responsables. De facto, elles se voient assujetties au code des assurances pour ce qui est de ces opérations.
Jusque-là, certaines sociétés de financement contournaient la contrainte réglementaire en constituant leurs propres sociétés de courtage. Des sociétés dites «captives», qui se chargaient de présenter aux clients de la société de financement les produits d’assurance exigés pour compléter les dossiers de financement. Mais globalement, «les sociétés de crédit à la consommation étaient obligées de passer par des courtiers spécialisés ou encore des intermédiaires qui souscrivaient ces types d’assurances liées au crédit», souligne Aziz Cherkaoui, président de la section crédit à la consommation et à l’immobilier au sein de l’APSF et DGA de Salafin. L’arrivée des sociétés de financement sur ce créneau pose la question de la concurrence vis-à-vis des intermédiaire en assurance: agents et courtiers. Ces derniers avaient exprimé à plusieurs reprises des craintes dans ce sens. «En temps normal, il n’y a pas de risque de concurrence à l’égard des intermédiaires. Ce sont des produits qui ne peuvent être vendus que sur le circuit du crédit», confirme Cherkaoui.
Le nouveau marché de la distribution des produits d’assurance constitue en tout cas une manne non négligeable pour les sociétés de financement. En particulier avec des marges qui avoisinent les 10 à 25%. Cela pourrait contribuer à consolider la structure des revenus des opérateurs.

R. B. - L´Economiste - Édition N° 3609 du 2011/09/06