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9
Aou
2010
«Nos résultats sont au-dessus de la moyenne sectorielle» Entretien avec Berto Fisler PDG de Zurich Assurance
· 11% de croissance en 2009 contre 6% pour le secteur

· Fisler: «Il n’a jamais été question de partir du Maroc»

· La compagnie densifie son réseau d’agents


- L’Economiste: Zurich donnait l’impression de rester à l’écart et subitement, elle devient visible. Qu’est-ce qui a changé ?

- Berto Fisler: Effectivement, à l’époque où je suis arrivé au Maroc, des rumeurs ont circulé dans le marché faisant croire que la compagnie allait plier bagages. Mais, il s’agissait de rumeurs sans fondement. Nous sommes toujours au Maroc. La construction du nouveau siège depuis la planification du projet le confirme d’ailleurs. Elle témoigne également de la confiance que nous mettons dans le marché. Mais, il faut reconnaître que par le passé, la compagnie ne se développait pas vraiment.
Par ailleurs, d’un point de vue stratégique, dès l’achat du terrain, nous avons utilisé de grandes bâches comme support de communication. Zurich a ainsi gagné en notoriété. L’immeuble situé sur une des plus belles artères de Casablanca n’a pas manqué d’interpeller. En plus, c’est un placement idéal pour la compagnie.

- A quoi tient la forte croissance de votre activité en 2009?

- Cette croissance de près de 11%, contre 6% pour l’ensemble du marché, est due notamment au développement de notre réseau d’agents. En 2008, la compagnie disposait de 38 agents. Entre fin 2008 et 2009 nous en avons installé 45 autres. Il est évident que le dynamisme des agents contribue à augmenter notre chiffre d’affaires. Pour cette année, sur les 65 candidats que Zurich a présentés à l’examen, 50 ont été reçus. Cela portera notre réseau à 130 agents en 2011. Notre objectif est clair : nous voulons nous consolider dans le marché. D’ici 2013, nous voulons gagner davantage de parts de marché. Actuellement, dans la branche non-vie qui constitue l’essentiel de notre business, nous sommes à près de 6%. J’estime que nous pouvons faire mieux.
Par ailleurs, il faut souligner que la compagnie ne se concentre pas uniquement sur la croissance mais aussi sur la sélection des risques. En 2009, nous avons non seulement réalisé une croissance de 10,8% mais nous avons aussi eu un ratio combiné de 90% selon les normes IFRS. Ceci démontre que notre business se développe non seulement au dessus de la moyenne du marché, mais qu’il est aussi rentable.

- Appréhendez-vous le risque de baisse d’investissements dans le BTP, un secteur où vous avez un portefeuille confortable?

- Nous avons déjà ressenti un impact au niveau de la partie construction suite surtout au manque d’investissements, notamment dans les infrastructures. Mais de nouveaux chantiers vont certainement être lancés. Il y a aussi certains investissements qui ont été annoncés et qui n’ont pas encore été concrétisés. C’est clair que si le gouvernement serre un peu sur les grands chantiers comme les autoroutes, nous serons certainement touchés. Mais il ne s’agit que d’une partie de notre portefeuille. En général, nous avons été moins touchés que les autres compagnies. Les pertes de primes pendant 2009 ont été moins aiguës que chez nos concurrents, mais elles ont été parfois importantes. Dans la branche transports, en facultés maritimes notamment, nous avons fait près de 40% de chiffre d’affaires en moins.

- Quelles sont vos prévisions pour cette année ?

- Normalement, nous ne communiquons pas sur nos prévisions selon les principes du groupe. Cependant, je peux vous informer qu’au premier semestre, nous avons réalisé une croissance à deux chiffres. A partir de là, nos prévisions pour l’exercice 2010 sont plutôt optimistes. Mais en tant qu’ Assureur , nous ne sommes jamais à l’abri d’imprévus. Et ce sont les imprévus que nous assurons justement.

A la recherche d’opportunités de partenariat

Le marché de l’assurance a depuis quelques années, entamé un processus de concentration. «C’est une étape incontournable. Comme tous les marchés qui se développent et qui tendent vers une certaine maturité, le marché marocain doit passer par une certaine concentration», estime Berto Fisler PDG de Zurich Assurance. «A mon avis c’est une démarche positive. Et je ne suis pas préoccupé pour Zurich Assurance, car si le marché se consolide, il tend forcément vers davantage de rigueur», ajoute-t-il. Cela étant, nous aussi, sommes à la recherche d’opportunités intéressantes de partenariat», annonce Fisler.

Propos recueillis par Jalal BAAZI - L'économiste - Edition du 9/8/2010