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5
Oct
2010
Emploi et Carrière Le DRH de la semaine Saadia Nouri de Axa Assurance Maroc
Chaque semaine, L’Economiste rencontre des DRH issus de divers secteurs. L’objectif de cet exercice est d’approcher la stratégie de l’entreprise du point de vue recrutement, formation, gestion des carrières...

L’histoire d’Axa au Maroc démarre en 1996 avec le rapprochement à l’international d’Axa et UAP implantée dans le pays avec Assurance Al Amane. C’est là que cette dernière devient Axa Al Amane. En 1999, est créée la holding Axa-ONA, née d’un accord de partenariat entre les deux groupes. En 2006, le groupe rachète les parts d’ONA et Axa Assurance Maroc devient filiale du groupe à 100%. En 2008, la compagnie lance sa nouvelle signature pour accompagner le projet «Ambition 2012» et son nouveau positionnement. C’est là qu’elle décide de renforcer sa stratégie de marque. Elle compte aujourd’hui un effectif de 520 personnes. Axa Assurance Maroc n’hésite pas à recourir à un levier important, celui de la taille du Groupe Axa qui permet à toutes les entités de bénéficier de synergies, notamment en termes de formation.

- L’Economiste: Quels sont aujourd’hui les besoins de la compagnie en termes de RH?

- Saadia Nouri: Le secteur des assurances connaît depuis 3 ans des vagues de départ en retraite, d’où un besoin de remplacement. Ces vagues vont se poursuivre encore sur les 3 prochaines années. Il s’agit d’une quinzaine de départs en retraite par année. Les besoins de postes à remplacer sont des profils de manager ou d’ Expert .
Les anciens ont développé une certaine Expertise . Par conséquent, nous avons besoin de profils qui s’adaptent rapidement. Nous optons pour des ingénieurs pour les postes de souscription. Pour d’autres postes, nous ciblons des profils polyvalents à potentiel. De plus, il sera plus facile de les accompagner en termes d’évolution de carrière.

- Quelles sont vos sources pour trouver les profils recherchés?

- Nous faisons appel d’abord à notre CVthèque qui est très riche car la marque Axa est très sollicitée par des candidats lauréats junior ou des gens avec expérience, puis nous ciblons les stagiaires de fin d’études. Nous recevons près de 50 stagiaires par an. Nous avons d’ailleurs passé des conventions de stages avec certaines écoles et universités. Pour des besoins de profils rares, nous faisons appel aux cabinets de recrutement. Nous arrivons aujourd’hui à répondre à nos besoins moyennant des formations locales alors qu’auparavant, nous les sollicitions de l’étranger quand il s’agissait d’expertise pointue. Il faut cependant encore améliorer le volet pratique de la formation. En général, lors de leur intégration, les lauréats ont besoin de plus de temps pour s’adapter à leur nouvel environnement de travail.

- Comment définissez-vous les plans de formation?

- Les entretiens d’appréciation annuels restent la base pour identifier nos besoins de formation en fonction des objectifs stratégiques de chaque entité. Ces besoins sont divers: formation technique sur les mé Tiers d’assurance (produits Incendie , risques divers…), bureautique, management. Pour y répondre, nous faisons appel soit à nos ressources en interne (expert en métier) ou à des consultants au Maroc ou à l’étranger. Nos collaborateurs peuvent bénéficier de programmes de formation délocalisés au niveau du groupe ou des filiales. Comme ils peuvent partir en mobilité pour bénéficier d’un échange de compétence, et c’est le cas de deux collaborateurs qui partiront le mois prochain: l’un en Espagne et l’autre à Dubaï.

- Service de qualité et satisfaction du client, les maîtres mots de Axa: quelles sont les actions entreprises pour atteindre ces objectifs?

- Le groupe Axa a changé de signature en 2008. Pour accompagner le lancement de cette nouvelle signature, nous avons déployé une nouvelle culture d’entreprise basée sur trois attitudes: être disponible, attentionné et fiable vis-à-vis de nos parties prenantes. Nous avons lancé un programme Basma (empreinte) dans lequel nous avons impliqué l’ensemble des collaborateurs de la compagnie et du réseau d’agents, soit près de 1.500 personnes. Ce programme a convergé par la suite vers un autre nom «Dimadaf», choisi cette fois-ci par nos collaborateurs, qui se sont ainsi approprié le programme.
Au niveau de chaque entité, les managers et leurs collaborateurs ont travaillé sur des actions qui concrétisent ces attitudes. Nous avons organisé aussi plusieurs formations sur la relation client. Elles ont impliqué l’année dernière 300 collaborateurs et elles se poursuivront encore cette année pour le reste du personnel.

- Y a-t-il eu des résistances au changement de culture d’entreprise?

- Le changement de culture est un processus de longue haleine. Il y a certes toujours des résistances, mais ce n’est pas significatif car l’engagement des collaborateurs est fort. Quand nous avons lancé la nouvelle signature, nos collaborateurs ont tout de suite pris conscience de tout ce que cela allait supposer comme changement, comme travail de fond pour pouvoir y arriver.

- Quelle est l’investissement de la compagnie en matière de responsabilité d’entreprise?

- L’entreprise investit sur trois axes principaux: la prévention routière en sensibilisant la population de manière ludique (jeux lancés sur Internet, distribution de livrets dans les écoles), la sensibilisation des PME aux risques d’entreprise et la protection de l’environnement (sensibilisation en interne notamment). Mais cela ne s’arrête pas là. Notre nouvelle offre auto qui consiste à récompenser le conducteur responsable en est l’exemple.

- Comment mesurez-vous la satisfaction de vos collaborateurs?

- Chaque année, nous organisons l’enquête Scope collaborateurs. Cette enquête mesure leur niveau d’engagement. Suite aux résultats, nous élaborons un plan d’action qui vise à répondre aux points d’amélioration détectés par ces derniers. Certes, nous ne pouvons répondre à toutes les demandes, mais nous essayons d’y répondre au mieux afin d’avoir un impact sur le climat social et le bien-être de nos collaborateurs.

- Axa vient de lancer également une campagne de sensibilisation aux risques d’entreprise avec de nouvelles solutions adaptées à l’entreprise…

- En Effet , cela permet aux entreprises d’apprécier leur profil de risque. Une fois qu’il est défini, elles peuvent solliciter leur agent pour les conseiller sur les produits qui peuvent couvrir ce risque.
Il s’agit du site mesurezvosrisques.com, mais il ne remplace en aucune façon les visites de risques que font gratuitement nos délégués aux entreprises. C’est un outil de prévention qui permet au client d’acquérir cette notion d’appréciation de risque. Le site a eu un bon écho et il sera réutilisé dans d’autres pays dans lesquels le groupe est présent. Suite à ce succès, nous travaillons actuellement sur une nouvelle version plus détaillée.

Parcours



Saadia Nouri est ingénieur d’Etat de l’Ecole Mohammadia. Elle intègre Axa juste après l’obtention de son diplôme en 1998 en tant que chef de projet du département organisation et qualité. En 2003, elle devient responsable d’audit interne, puis en 2007 elle est promue directrice Asset management. A partir de 2009, elle intègre le pôle RH d’abord en tant que directrice formation, recrutement et gestion du changement, ensuite en tant que DG adjoint en charge des RH et achats et moyens généraux et gestion documentaire.

Propos recueillis par Jihane KABBAJ - L'économiste - Edition du 5/10/2010