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Actualités
27
Avr
2012
Assurance agricole : La multirisque pour se couvrir contre les aléas climatiques
Cette nouvelle offre est lancée avec l’appui de l’Etat et s’étend à tous les risques climatiques.

L’opération cible une tranche de 300.000 ha qui va s’étendre au fil du temps à d’autres superficies et d’autres cultures.

Les professionnels ont accueilli le produit favorablement, ils souhaitent néanmoins une couverture encore plus large.

L'assurance agricole La multirisque habitation,
La multirisque professionnelle class= Tips2 glossarbot style= cursor:help border-bottom:1px dotted #000000 >Multirisque a été élargie pour étendre la Garantie et aussi couvrir plusieurs risques climatiques. A cet égard, l’Etat a signé il y a quelques mois une Convention relative à ce nouveau produit dit assurance multirisque climatique avec la Mutuelle agricole marocaine d’assurances (MAMDA).

Le niveau de garantie est augmenté de 45% par rapport à l’ancienne formule. Le produit concerne désormais tout le pays et la subvention de l’Etat maintenue selon des formules variables. La couverture des cultures maraîchères est prévue pour la saison 2011/2012 et pour l’arboriculture en 2015.

Les professionnels du secteur ont accueilli favorablement cette initiative qui permet aux exploitants de mener leurs travaux dans de bonnes conditions sans se soucier des aléas climatiques.

Le nouveau produit assure notamment la transformation d’une garantie d’Etat en un véritable produit d’assurance et l’extension de la couverture aux principaux risques climatiques (sécheresse, grêle, gel, vent violent, Tempête et tornade, vent de sable et excès d’eau).

Il faut dire que le Maroc est tributaire d’un climat semi-aride avec des risques de sécheresse ou d’inondation omniprésents. Toutefois, les agriculteurs veulent que l’assurance soit élargie à d’autres risques et aussi à d’autres filières où il y a un fort apport capitalistique.

«C’est une modernisation et une extension de l’assurance multirisque déjà existante.

Elle touche les cultures les plus pratiquées au Maroc notamment les céréales et les légumineuses alimentaires. L’idée est d’accompagner le développement du plan Maroc vert», a expliqué Ahmed Ouayach, président de la Confédération marocaine du développement agricole (Comader). Dans un premier temps, l’opération cible une tranche de 300.000 ha qui va s’étendre au fil du temps à d’autres superficies et d’autres cultures.

«L’objectif est d’avoir un Code d’assurance agricole global comme cela existe chez les nations les plus développées dans ce domaine», a rapporté Ouayach avant d’ajouter que «le plus important est que cette assurance couvre les catastrophes naturelles comme les inondations et la grêle. Auparavant, les risques étaient limités à la sécheresse», a expliqué Ouayach. Concernant les prix, il a estimé qu’ils ont été bien étudiés et qu’ils sont adaptés aux conditions des agriculteurs. Il y a une grille des tarifs et chaque exploitant peut choisir le niveau qui lui convient.

L’extension de l’assurance était un vœu pieux de tous les professionnels. Les produits existants étaient non adaptés ou du moins limités. La garantie peut être étendue également à l’invasion acridienne ou à certains parasites ravageurs.

«Cette assurance nous incite à développer nos investissements dans les céréales ou les légumineuses. Il faut préciser que dans ces cultures, contrairement aux autres filières, la marge n’a cessé de baisser au fil des ans à cause de la stagnation des prix de vente et surtout du renchérissement des coûts de production qui ont connu une flambée notoire», a souligné Mohamed Abed, gérant d’une coopérative dans la région de Benslimane.

Dans le même créneau de garantie, les exploitants souhaitent que des packages multirisque soient lancés non seulement pour les cultures mais aussi les locaux, le matériel, le personnel et aussi les différents risques qui peuvent impacter leur travail.


Dossier réalisé par C. Jaidani

La Cotisation et les garanties

Les dédommagements n’interviennent qu’à partir du moment où l’Etat déclare officiellement une calamité agricole. De plus, plusieurs paramètres techniques interviennent dans l’indemnisation, notamment les rendements de la région, le rendement de référence et la nature de la récolte.

La convention multirisque a pour objet de couvrir, sur l’ensemble du pays, les récoltes céréalières et légumineuses contre un ensemble de risques climatiques définis. Ce produit d’assurance augmente les niveaux de garantie de 45% (niveaux de garantie de 1.450 DH/ha, 2.900 DH/ha et 4.350 DH/ha). Il élargit progressivement la superficie Assuré(e) ede près de 100.000 ha actuellement (pour la garantie sécheresse) à un premier objectif de 300.000 ha lors de la campagne 2011-2012, puis 1 million ha à l’horizon 2015.

Sur le plan technique, le produit d’assurance «multirisque climatique» bénéficiera d’une contribution financière de l’Etat visant à augmenter la pénétration de ce produit. Cette contribution se situe entre 53 et 90% en fonction du niveau de garantie.

Pour le petit agriculteur, le montant de cotisation ne dépassera pas 26 DH/ha. Pour les niveaux de garantie supérieurs, les montants de cotisation se situeront à 183 et 368 DH/ha. L’assurance multirisque climatique permettra ainsi aux petits agriculteurs en particulier de bénéficier d’un appui financier important et d’accéder au produit dans des conditions très avantageuses.

FINANCES News hebdo - 27 Avril 2012