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Actualités
16
Mai
2013
Entretien : «CNIA Saada dispose d’une part de marché de 16,1% dans l’automobile»
• Mehdi Tazi, Directeur général délégué de CNIA Saada, expose la stratégie du groupe sur toutes les branches de l’assurance et revient sur la difficile année 2012 qu’a connue le secteur, tout en expliquant comment s’annonce 2013.

Finances News Hebdo : Vous avez fait le choix d’axer toute votre stratégie commerciale sur les produits d’assurance non vie. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Mehdi Tazi : Tout d’abord, nous n’avons pas fait le choix d’axer toute notre stratégie sur l’assurance non vie. Nous avons certes fait le choix d’avoir une position dominante sur la branche non-vie, mais nous continuons à commercialiser de l’assurance vie, et notamment des garanties décès auprès des grandes communautés.

Cette précision étant faite, notre choix découle d’une réflexion simple:

- l’assurance vie (ou du moins la retraite et la capitalisation) est commercialisée quasi-exclusivement par les réseaux bancaires. Aujourd’hui, CNIA Saada Assurance ne dispose pas de partenariat bancaire fort.

- la rentabilité de ces branches est faible pour les assureurs.

Forts de ces constats, nous avons fait le choix très tôt d’axer notre gamme produits et notre stratégie de communication sur les particuliers. Pour distribuer ces produits, nous avons choisi d’étendre notre réseau d’agents à tout le territoire, et ce, en phase avec notre positionnement d’assureur populaire.

Cette stratégie s’est avérée payante puisque nous sommes depuis quelques années l’assureur de référence en automobile, en santé et en transport. Depuis cette année, nous sommes le premier assureur du marché sur l’ensemble de la branche non-vie avec 16,1% de parts de marché.



F. N. H. : L’année 2012 a été marquée par une baisse des revenus financiers de l’ensemble du secteur. Croyez-vous qu’un réel recentrage sur le cœur de métier des compagnies d’assurance s’opérera les années prochaines ?

M. T. : Avec la baisse des revenus financiers (environ 15% de baisse des marchés boursiers pour la 3ème année consécutive), les compagnies d’assurance n’ont d’autre choix que de concentrer leurs efforts sur la partie haute du compte de résultat, à savoir le résultat technique.

Dans notre métier, nous mesurons la rentabilité technique par le ratio combiné. C’est le rapport entre les sinistres, plus les frais généraux et les primes nettes de réassurance. Un ratio combiné inférieur à 100% témoigne d’une bonne gestion technique de la compagnie.

Pour y arriver, nous devons souscrire à des niveaux de primes raisonnables, gérer de façon rigoureuse nos sinistres, maîtriser nos frais généraux et nos commissions.

C’est le cas de CNIA Saada Assurance qui affiche en 2012 un ratio combiné de 97%.



F. N. H. : Enfin, comment s’annonce l’activité de CNIA Saada sur les trois premiers mois de l’année ? Etes-vous confiants pour cet exercice ?

M. T. : Malgré un contexte économique difficile, nous réalisons un bon début d’année, conforme à nos objectifs.

Nous restons toutefois prudents pour le restant de l’année.

Sur le plan économique, nous voyons clairement auprès de nos intermédiaires que les délais de recouvrement des primes se rallongent. C’est un baromètre évident de la difficulté financière dans laquelle se trouve une partie du tissu économique de notre pays.

Sur le plan financier, la reprise des marchés tarde à venir. Ce qui continue à peser sur le résultat financier des compagnies d’assurance. D’un autre côté, les premiers bénéfices du contrat-programme signé par le secteur et le gouvernement vont bientôt voir le jour avec l’obligation d’assurance «tous risques chantier» et «responsabilité civile décennale». Cette situation difficile ne nous effraie pas, bien au contraire. Conformes à notre ADN, nous continuons à innover en recherchant des produits et services nouveaux pour nos concitoyens. Vous en aurez la preuve dans les semaines à venir …




Propos recueillis par A. H. FNH