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Actualités
04
Fev
2014
Assurance catastrophe: Mamda veut un produit 100% privé pour l’agriculture

Hicham Belmrah rappelle que le taux de pénétration de l’assurance agricole au Maroc a doublé, pour atteindre 0,4 % du PNB

Le président du directoire de la Mutuelle agricole marocaine d’assurances (MAMDA), Hicham Belmrah, nous parle de son rôle aux côtés de l’Etat pour promouvoir l’assurance auprès des petits exploitants.
- L’Economiste: Quel bilan faites-vous de l’assurance multirisque climatique plus de deux ans après son lancement?
- Hicham Belmrah: Le rôle tenu par la Mamda et la campagne d’information menée au profit de ce produit d’assurance ont un réel impact. En 1993, la moyenne des souscriptions à la garantie sécheresse, limitée territorialement, que l’on gère pour le compte de l’Etat, n’excédait pas les 115.000 hectares. En ce qui concerne l’avènement du produit d’assurance privé, dans sa version multirisque, céréales et légumineuses contre les effets climatiques, géré et commercialisé dans le cadre d’un produit homologué par la tutelle, qui est la Direction des assurances et de la prévoyance sociale, la superficie a commencé à 300.000 hectares. Depuis la campagne agricole 2011-2012, on arrive à date à pratiquement 650.000 hectares, avec comme objectif, à l’horizon 2015-2016, 1 million d’hectares. La Mamda a permis de faire adhérer un maximum d’agriculteurs. Autre point important, ce produit s’inscrit dans une assurance solidaire entre les gros et les petits exploitants, par rapport à une déclaration, à un rendement, à une moyenne communale.
- A combien s’élève la subvention de l’Etat?
- Les cotisations à cette assurance agricole sur les céréales et légumineuses sont subventionnées, conjointement par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime et le ministère de l’Economie et des Finances, à hauteur de 90%. L’effort de l’Etat est énorme, car notre cheval de bataille est d’assurer un minimum aux petits agriculteurs. Ce qui ramène à 16 DH l’hectare le montant de la cotisation de base pour 300 DH l’hectare garantis.
- D’autres produits d’assurance sont à l’étude…
- Les projets sur lesquels nous travaillons sont la multirisque arboriculture, signée conjointement avec le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime et le ministère de l’Economie et des Finances. Dans sa première version, la Mamda agit en qualité de gestionnaire pour le compte de l’Etat, pour qu’à moyen terme, on motive un soutien de la réassurance internationale comme amortisseur aux charges de l’Etat. D’ici deux à quatre ans maximum, on souhaite un produit d’assurance privé pour cette filière. Ce qui est également valable pour les éleveurs de bétail et pour le secteur maraîcher.
- Qu’attendiez-vous de ce congrès?
- Attaquer l’assurance agricole de fond en comble pour que toutes les filières soient assurées, comme le préconise le cadre du programme Maroc Vert. On l’aura bien compris, l’assise des investissements sans assurance, cela ne marchera pas. Il s’agit donc de créer de nouveaux produits et d’avoir suffisamment de recul dans le temps et de statistiques pour améliorer et mettre à niveau ces assurances. Si on prend, par exemple, la garantie sécheresse, en près de 15 ans on a réussi à offrir un produit privé à l’instar des standards internationaux, sur l’ensemble du territoire marocain. Quel que soit le type de sol, quelque soit le type d’agriculteurs, le produit reste ouvert à tous ceux qui opèrent au Maroc. Le rôle de la Mamda est de mettre en avant l’assurance solidaire.


Propos recueillis par Stéphanie JACOB – L’ECONOMISTE - Édition N° 4205 du 2014/02/04