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4
Mars
2012
CNIA Saada dépasse 3 milliards de DH de chiffre d’affaires

Engagé dans le développement de ses parts de marché dans les différentes branches, l’ Assureur CNIA Saada consolide son positionnement en particulier sur l’activité Non Vie.

Dans un marché fortement concurrentiel, CNIA Saada s’appuie sur une guerre des prix au niveau de la branche automobile et parvient à consolider son positionnement au niveau de l’activité Non Vie. Le chiffre d’affaires de cette branche se renforce, au terme de 2011, de 4,2 % à 2,57 milliards de DH. Une performance attribuée à l’élargissement du réseau commercial qui passe à 342 agences au lieu de 303 en 2010, et à la dynamique commerciale au niveau des assurances Incendie et Risques divers. Inversement, le chiffre d’affaires de la branche Vie a fléchi de 7,6 % à 471 millions de DH.

L’assureur est pénalisé par l’absence d’une relation bancassurance capitalistique, contrairement à quelques concurrents. « Si l’assurance Vie continue d’être peu rentable, elle ne m’intéresse pas. Je la laisse à mes confrères. C’est un choix. Ce qui importe pour moi, c’est le développement de la santé financière de mon groupe. C’est à l’Etat de décider de faire de l’assurance Vie un vrai produit d’épargne », a lâché Moulay Hafid Elalamy, président de CNIA Saada lors d’une rencontre avec la presse, le 1er mars à Casablanca. Le patron nuance toutefois par rapport au partenariat avec la Banque Populaire.

« Ce partenariat est commercial. Il ne peut pas être capitalistique du moment que la Banque Populaire souhaite être pilote dans le projet. Je ne peux pas être co-pilote. Je peux avoir ma banque pour distribuer les produits de bancassurance », a-t-il martelé. Au plan des résultats, le chiffre d’affaires global de la compagnie a bondi, sur une année, de 2,2 % à 3,03 milliards de DH. Le résultat technique brut a pour sa part progressé de manière significative en affichant un excédent de 59 millions de DH contre un déficit de 68 millions de DH en 2010. Cette performance est le fruit de l’assainissement du portefeuille, d’une meilleure maîtrise des charges d’exploitation et d’une amélioration de la sinistralité. Pour le top-management, l’amélioration de la sinistralité s’explique par l’assainissement du portefeuille ainsi que par l’ Effet du nouveau code de la route et du lancement de nouvelles autoroutes.

Le résultat financier, quant à lui, a affiché un recul de -5 % à 626 millions de DH. Plus en détail, le résultat financier Non Vie a régressé de -9 %, à cause notamment de la constatation de dotations aux provisions plus importantes suite à la correction du marché ainsi qu’à l’amélioration des revenus récurrents via la réallocation en faveur d’autres produits tels les produits de taux et les revenus locatifs. Quant au résultat financier Vie, il s’est inscrit en hausse de 7 % en raison du désinvestissement opéré sur certains fonds dédiés permettant mécaniquement de réaliser plus de plus-value ainsi que suite à la baisse des revenus en 2011 par rapport à 2010, liée au recul du niveau des dividendes par certaines valeurs cotées. Au final, CNIA Saada dégage un bénéfice net sur l’exercice 2011 de 353 millions de DH contre 303 millions de DH au terme de l’exercice précédent, soit une hausse de 16,5 %. Idem pour les fonds propres qui se sont accrus de 9,9 % à 2,72 milliards de DH.


Et l’assurance islamique ?

Les équipes marketing de CNIA Saada seraient déjà prêtes pour commercialiser des produits de l’assurance islamiques.
« Cela fait trois ans qu’on a entamé ce dossier. Aujourd’hui, on est prêt à l’ouvrir.
On n’a aucune contrainte pour monter des produits conformes à la chariâ. Techniquement, c’est possible », précise Ghita Lahlou, administrateur directeur général de CNIA Saada.
Il n’en demeure pas moins que le cadre réglementaire actuel est à revisiter pour appréhender les dispositions pouvant constituer un frein à l’assurance islamique. D’ailleurs, pour être compatible avec la chariâ, le portefeuille des investissements ainsi que toutes les opérations de placement ne peuvent contenir des éléments liés à la notion d’intérêt. Une disposition difficile à mettre en œuvre, surtout que l’essentiel des placements s’opère dans des Bons de Trésor à intérêts...
Il n’en reste pas moins que des experts voient d’un bon œil le développement du produit « Takaful » au Maroc.
Pour eux, le marché national de l’assurance, 2e en Afrique en termes de volume et le plus dynamique dans la région du Maghreb, devrait engendrer l’un des plus grands marchés de « Takaful » dans toute la région d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.


4 Mars 2012 - Nadia Benyouref, LE MATIN