Trouver un ...




Devis
Devis Automobiles
Voiture
Devis Habitation
Habitation
Devis Sante
Santé
Devis Professionel
Professionnel
Actualités
5
Mar
2012
Cnia Saada boude l’assurance-vie

Elalamy: «elle n’est pas rentable»
La compagnie a réalisé 353 millions de DH de bénéfices en 2011

L’ACTIVITÉ vie signe une nouvelle contre-performance au niveau de Cnia Saada en 2011. Au total, 471 millions de primes ont été émises sur cette branche contre 512 millions une année plus tôt.
Pour la compagnie, il s’agit d’une stratégie volontaire de ne pas développer cette activité car «elle n’est pas rentable avec le Code des Assurances actuel», souligne Moulay Hafid Elalamy, PDG de Cnia Saada. «Soit je fais l’assurance vie pour gagner ma vie, sinon, si c’est juste pour du chiffre d’affaires, elle ne m’intéresse pas», ajoute-t-il. D’un autre côté, la compagnie n’est pas adossée à une banque comme d’autres majors du secteur. Depuis 2011, les sociétés de financement sont autorisées à commercialiser des produits d’assurance vie et L'invalidité ouvre droit au versement de prestations dans des conditions précisés par les documents contractuels.
Son appréciation peut être différente selon les organismes complémentaires et être différente de celle retenue par l'assurance maladie obligatoire (exemple : la perte d'un doigt peut conduire à un taux d'invalidité de 5% ou à un taux d'invalidité de 100%, par exemple dans le cas d'un pianiste).' class='Tips2 glossarbot' style='cursor:help border-bottom:1px dotted #000000 '>Invalidité adossés aux opérations de crédit. Ce qui du coup donne la possibilité à Cnia Saada de développer des synergies avec Taslif. Les deux entreprises appartiennent au groupe Saham. Mais, pas question de développer ce segment sans une évolution du cadre légal de l’assurance vie, soutient Elalamy. «La réglementation actuelle est débile. Il faut que la fiscalité change mais aussi que les réseaux de distribution soient moins gourmands qu’ils n’ont été jusque-là».
Au niveau de l’activité non vie, le chiffre d’affaires marque une progression de 4,2% d’une année à l’autre pour s’établir à 2,5 milliards de DH. La compagnie a émis au total 3 milliards de DH de primes en 2011 en progression de 2%. Une réalisation qui est légèrement en dessous des prévisions lors de l’introduction en Bourse en 2010. La compagnie tablait sur un revenu de 3,1 milliards de DH. En revanche, elle dégage plus de bénéfices qu’attendu. Le résultat net dépasse de 2% les prévisions pour se hisser à 353 millions de DH.
A fin 2011, la sinistralité a progressé de 2% à 2,1 milliards de DH. Quant au résultat technique, il passe de 489 millions à 517 millions de DH. Une performance attribuable à l’amélioration significative du résultat technique vie. Il revient dans le vert à 7,2 millions de DH après un déficit de plus de 60 millions de DH une année plus tôt. Le résultat technique non vie est par contre en baisse de 39,2 millions de DH.
Sur le plan sectoriel, la signature du contrat-programme du secteur en mai 2011 devrait ouvrir de nouvelles perspectives pour la profession. Pour l’instant, «nous avons beaucoup de promesse dans le contrat-programme, mais il n’y a pas encore de réalisations», résume Elalamy.

Catastrophes naturelles

L’UN des chantiers sur lequel est interpellé le secteur des assurances est le risque catastrophes naturelles. Les professionnels attendent aujourd’hui la sortie des textes relatifs à ces chantiers. Mais il y a des points de blocages. «La profession demande à ce que ces risques qui sont extrêmement difficiles à appréhender et à chiffrer soient complètement rétrocédés à la SCR», fait savoir Lahlou. Aujourd’hui, «nous avons besoin d’éléments de tarification pour être capable d’établir un chiffrage de la Les conséquences de cette qualification s'appliquent aux contrats d'assurance de dommages matériels souscrits par toute personne physique ou morale autre que l'Etat ainsi qu'aux contrats relatifs aux véhicules terrestres à moteur.' Catastrophe naturelle », ajoute-t-elle. Pour les professionnels, il y a encore de vrais sujets de fonds qui ne sont pas réglés. Il faut dire que ces dossiers étaient en stand-by durant la période des élections et l’installation du nouveau gouvernement. La profession espère des réponses rapides dès la reprise des discussions avec les autorités.

F. Fa. - L´Economiste - Édition N° 3733 du 2012/03/05