Trouver un ...




Devis
Devis Automobiles
Voiture
Devis Habitation
Habitation
Devis Sante
Santé
Devis Professionel
Professionnel
Conseils
30
Déc
2013
Rétrospective L’indemnité pour perte d’emploi au 1er trimestre 2014

L’indemnité pour perte d’emploi (IPE) sera opérationnelle en 2014.  Le patronat et les syndicats s’attendent à sa mise en place durant le premier trimestre.  Les modalités d’application sont arrêtées et les projets d’amendements du dahir de 1972 sur la sécurité sociale sont prêts.
Cette prestation bénéficiera aux salariés qui ont travaillé au moins deux ans et demi et qui ont perdu leur emploi pour des raisons indépendantes de leur volonté. La population potentiellement éligible à cette mesure est évaluée à 30.000 personnes dont près de 60% dans l’industrie, le commerce et les BTP.
Pour prétendre à cette indemnité, le salarié doit justifier de 780 jours de cotisations dont 260 durant la dernière année qui précède la perte d’emploi. Le bénéficiaire garderait la couverture médicale et les allocations familiales. De plus, le nombre de jours équivalents à la période de service de l’IPE serait comptabilisé dans la pension.
Le montant de cette indemnité, qui sera versée pendant 6 mois, sera équivalent à 70% de la moyenne des salaires perçus sur 36 mois sans dépasser 100% du smig. Ceci étant, il faut noter que les salaires déclarés à la CNSS restent faibles: En 2012, 50% de la population déclarée a touché un salaire mensuel inférieur à 2.500 dirhams et 40% des salariés gagnent moins que le smig.

Assistance de l’Anapec et formation qualifiante

Cette prestation sera accompagnée d’une assistance de l’Anapec en vue d’aider ses allocataires à trouver un emploi. Un  programme de formation qualifiante, pris en charge par l’Etat, allant jusqu’à 6 mois à partir de la date d’arrêt de l’activité du bénéficiaire, sera également déployé.
Le financement de l’indemnité pour perte d’emploi sera assuré à hauteur de 0,38% par l’employeur et de 0,19% par le salarié. Le tout dans la limite du plafond (des cotisations sociales) de 6.000 dirhams. En parallèle, l’Etat devra participer à hauteur de 500 millions de dirhams, un montant qui devra couvrir les 3 premières années de démarrage. La première année, la mise de l’Etat dans le fonds d’amorçage sera de 250 millions de dirhams contre 125 millions de dirhams la deuxième année et autant durant la troisième année. Une évaluation du mécanisme et de sa viabilité s’effectuera tous les trois ans.


K. M. -  L’ECONOMISTE - Édition N° 4182 du 2013/12/30