L’intelligence artificielle sème l’inquiétude dans les rangs des assureurs et courtiers : révolution ou péril imminent ? Alors que ChatGPT et ses avatars génératifs envahissent les comparateurs en ligne, les cours boursiers des géants européens (Hiscox, AXA, Aviva) ont chuté de 2-3% fin janvier, écho d’un plongeon de 9-12% chez les courtiers US comme Aon ou Willis Towers Watson après le lancement d’Insurify, une app IA de devis auto ultra-rapide.
Disruption boursière et craintes opérationnelles
La plateforme Insurify, boostée par ChatGPT, promet des devis en secondes, court-circuitant le conseil humain. En Europe, Admiral ou Mapfre trinquent, tandis qu’en France, courtiers et assureurs redoutent une érosion des marges : « L’IA automatise souscription et sinistres, libérant du temps pour le conseil… ou le rendant obsolète ? », s’interroge un expert. La cybersécurité et la conformité pèsent lourd : biais algorithmiques, hallucinations IA et RGPD menacent la fiabilité des décisions.
Opportunités vs risques : un secteur en mutation
Pourtant, l’IA générative séduit : personnalisation produits, détection fraude, simulation risques climatiques. Les courtiers français préparent 2026 avec des priorités – automatisation tâches répétitives (gain 40% temps), gouvernance data – pour fidéliser via conseil stratégique. En Afrique, où la pénétration assurantielle stagne à 2%, l’IA pourrait exploser l’inclusion via mobile money, mais le manque de régulation expose à des cyber-risques inédits.
Entre effroi boursier et optimisme tactique, le secteur oscille : l’IA accélérera-t-elle l’innovation ou accélérera-t-elle la disparition des intermédiaires traditionnels ? Les assureurs qui miseront sur l’humain augmenté sortiront vainqueurs.
212assurances – Le site d’information N°1 de l’Assurance au Maroc et en Afrique – 20 février 2026

