Pertes d’exploitation, alerte sur une hausse annuelle de 30 % du coût moyen des sinistres

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Le coût moyen d’un sinistre franchit le seuil des 850 000 euros

Le constat dressé par l’assureur mondial met en lumière une réalité financière préoccupante : le coût moyen d’un sinistre perte d’exploitation dépasse désormais 850 000 €. Ce montant surpasse de près de 70 % le coût moyen d’un sinistre dommages aux biens direct (estimé autour de 500 000 €).

Alors que les interruptions d’activité se classent au 3ᵉ rang des risques les plus redoutés par les dirigeants dans le Baromètre des Risques 2026 d’Allianz (juste derrière l’intelligence artificielle et le risque cyber), le paysage mondial des risques se caractérise par une interconnexion croissante. Fragilité des chaînes d’approvisionnement, dépendance aux technologies, tensions géopolitiques et flux tendus amplifient la vulnérabilité des entreprises.

Incendie et catastrophes naturelles : les deux moteurs principaux de la sinistralité

  • L’Incendie et l’Explosion (40 % du montant total) : Premier facteur de coût avec environ 2,9 milliards d’euros de sinistres. Ce péril, pourtant considéré comme mature, est à l’origine de 9 des 10 événements d’origine humaine les plus coûteux observés sur cinq ans. Les secteurs des semi-conducteurs, de l’énergie, de la chimie, de la métallurgie et du transport maritime en sont les premières victimes.
  • Les Catastrophes Naturelles (34 % du montant total) : Deuxième cause en valeur mais première en fréquence (26 % des dossiers). Au-delà des grand ouragans, la multiplication des événements dits secondaires (feux de forêt, inondations localisées, orages violents) génère des arrêts d’activité prolongés, ralentissant significativement les processus de reprise.

Hors Cat’ Nat’ et péril Cyber : des chocs à chaîne de valeur

Le rapport souligne que 74 % du nombre de sinistres et 66 % de la valeur totale découlent d’événements hors catastrophes naturelles (incendies, pannes de machines, dégâts des eaux). La très forte concentration de la production sur des sites hautement spécialisés — à l’image des usines de semi-conducteurs pour le marché de l’IA — transforme le moindre arrêt technique en choc financier d’envergure internationale.

Parallèlement, la menace cyber s’impose comme un catalyseur majeur d’interruption. Avec plus de 48 000 pannes et interruptions enregistrées sur les services cloud et logiciels en 2025, le risque numérique engendre des effets en cascade sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

Prévention et continuité d’activité : les impératifs de la place

Pour le marché de l’assurance et les souscripteurs de la place marocaine et régionale, la maîtrise de ce risque exige de dépasser la simple évaluation des dommages physiques. Allianz Commercial préconise un renforcement ciblé des politiques de prévention : audits rigoureux des fournisseurs stratégiques, réalisation de tests de pénétration cyber et élaboration de plans de continuité d’activité (PCA) régulièrement éprouvés pour garantir la résilience des entreprises.

La Rédaction de 212assurances.com – 10 octobre 2026

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