En 2025, les contrats d’assurance au Maroc vont connaître une augmentation significative de leurs coûts, impactant directement les assurés à la rentrée. Cette hausse s’explique principalement par plusieurs facteurs économiques et réglementaires qui pèsent sur le secteur.
D’abord, une nouvelle taxe sur les contrats d’assurance va être appliquée : le taux passera de 1 % à 1,5 % sur le montant des primes et cotisations. Ceci est la conséquence directe du relèvement de la taxe de solidarité destinée à la couverture des catastrophes naturelles, du Fonds de Solidarité contre les Evénements Catastrophiques (FSEC), qui vient d’être actée par gouvernement de Aziz Akhannouch. Cette mesure fiscale représente un alourdissement direct du coût pour les consommateurs et est perçue comme un « cadeau de mauvais goût » en cette période où beaucoup doivent déjà faire face à des dépenses accrues.
Par ailleurs, l’inflation générale ainsi que la montée des coûts liés aux réparations automobiles contribuent également à cette tendance haussière. En effet, les pièces détachées importées sont devenues plus chères (+9,7 % en 2024 selon l’association SRA), tout comme la main-d’œuvre spécialisée nécessaire pour réparer des véhicules modernes équipés de technologies avancées. Ces éléments se traduisent par une augmentation moyenne attendue des primes d’assurance auto comprise entre 4 % et 6 %, ce qui porte le tarif moyen mensuel autour de 50 à 52 euros (en contexte européen) ; au Maroc aussi on observe une tendance similaire avec un ajustement lié notamment au profil du conducteur (âge, expérience), au type et usage du véhicule ainsi qu’à la zone géographique.
Les jeunes conducteurs restent particulièrement pénalisés par ces hausses car ils sont considérés comme plus risqués par les assureurs. À l’inverse, certains programmes fidélité récompensent désormais ceux ayant un historique sans sinistre avec des réductions spécifiques.
Enfin, on note que l’évolution technologique dans le secteur automobile – notamment avec la montée en puissance des SUV ou véhicules électriques – complexifie encore davantage la tarification. Les réparations deviennent plus coûteuses car elles nécessitent souvent des pièces sophistiquées difficiles à produire ou remplacer rapidement. Ce phénomène contribue aussi indirectement à renchérir le prix final payé par l’assuré.
En fait, cette conjoncture impose aux consommateurs marocains une vigilance accrue dans leur choix d’assurance mais aussi dans leur gestion budgétaire globale face aux dépenses obligatoires qui augmentent.