Participation très remarquée de la SCR à la 46ème Assemblée Générale de la FANAF sur le risque systémique

La Société Centrale de Réassurance (SCR), représentée par une délégation présidée par son Directeur Général, Monsieur Youssef Fassi FIHRI, a co-animé activement la 46ème Assemblée Générale de la Fédération des Sociétés d’Assurances de Droit National Africaines (FANAF) qui se tenait du 23 au 25 Mai à DAKAR.

Monsieur FASSI FIHRI a présenté la séance inaugurale sur les risques systémiques : Assurance et Résilience.

Risque systémique: Kesako?

Le risque systémique est un événement de forte ampleur qui entraîne par réactions en chaîne des effets de contagion négatifs considérables sur l’ensemble du système économique occasionnant une crise générale, une paralysie au niveau d’un ou plusieurs pays.

Face à des risques systémiques, globaux et complexes, M. FASSI FIHRI a rappelé que “le secteur de la réassurance augmente la résilience des économies et des sociétés, à la fois par sa capacité à absorber les chocs exogènes et par sa fonction fondamentale de mutualisation des risques globaux.

Sondage, enquête et analyse

Dans le cadre de ses projets de veille et d’innovation produits, la SCR a lancé un sondage qui cible à encadrer une étude découverte sur les risques systémiques. Plus de 210 participants ont pris part à ce sondage, selon le vote des participants, la sécheresse, les risques politiques et l’inflation sont les risques systémiques les plus importants qui menacent le plus le continent Africain.

En analyse des résultats, 73 % des participants trouvent que le niveau d’impact des risques susmentionnés sur l’industrie de l’assurance/réassurance est élevé. Seulement 28% des répondants à ce sondage ont opéré au niveau de leurs compagnies un stress test sur leur modèle économique.

La Sécheresse, les risques politiques et l’inflation sont les risques systémiques qui menacent le plus le continent Africain

Concernant la question “Comment évaluez-vous l’importance du risque systémique pour le secteur financier”, 72% des participants trouve que le risque systémique est très important pour le secteur financier. 66% des répondants à ce sondage, pensent que le risque systémique est très important pour le secteur de l’assurance/réassurance.

Suite de l’enquête

La suite de l’enquête apporte des réponses très riches tant quantitativement que qualitativement. Tout d’abord, en remontant à travers l’histoire, M. FASSI FIHRI rappelle les plus grands risques systémiques vécus, tels que le récession de 2009, la chute de l’immobilier aux Etats Unis ainsi que des prêts hypothécaires. Cela a influé sur la liquidité et la crise du crédit, allant jusqu’à une crise bancaire où la récession touchait aussi les économies avancées en plus des USA.

La SCR a également présenté les risques systémiques à l’échelle africaine. Plusieurs secteurs identifiés comme pouvant être fragiles: L’économie (inflation, déflation, …), le financier (baisse d’investissements, fraudes, …), le politique (guerre, immigration …), l’environnement avec entre autre le réchauffement climatique et les catastrophes naturelles, le business touché par le déficit de matière premières et la rupture de chaîne d’approvisionnement. Le sanitaire avec ses pandémies et le cyber et ses menaces de vol de données ou de fraudes, ferment la boucle.

Mais surtout, la grande inquiétude, est celle des températures mortelles de plus en plus fréquentes, suite au dérèglement climatique. L’actualité montre ces derniers temps ce phénomène inquiétant comme ce qui s’est passé en inde, avec des températures supérieures à 50°c.

En fait, comme l’explique M. FASSI FIHRI, “le risque systémique est difficilement modélisable pour les réassureurs et assureurs”, et ce, bien “la réassurance joue un rôle de stabilisateur pour le système économique et financier dans son ensemble”. De rajouter que “l’industrie de l’assurance n’est pas en mesure d’absorber un risque systémique du au réchauffement climatique”

Les estimations de pertes assurantielles majeurs à l’échelle mondiale mettent en avant que l’Afrique représente 29% des pertes totales dues aux grèves, émeutes et mouvement populaires, là où l’Amérique du sud est à 34%, et les Etats-Unis à 33%. En fait, l’insécurité et les conflits en Afrique ont une proportion importante dans les risques systémiques. Cela englobe le terrorisme, les risques économiques, les émeutes et mouvement populaires , mais aussi et encore, le risque de guerre et guerre civile. Par exemple, sur les 50 dernières années, le nombre d’attaques terroristes a augmenté de manière exponentielle.

Heureusement, des solutions sont déjà en place pour contre balancer ces risques, et un meilleur impact assurantiel. On peut prendre l’exemple de l’agriculture raisonnée, d’une économie circulaire et intégration industrielle. L’électrification plus verte, et la digitalisation de notre économie, sont également des axes d’évolution positive.

Ce rassemblement fut donc l’occasion pour la SCR de se réunir avec les professionnels du Secteur de l’Assurance et de la Réassurance visant le développement de ses marchés à l’international et en particulier en Afrique.

La SCR compte parmi les plus anciennes sociétés de réassurance en Afrique et Moyen Orient, et dispose de 4 bureaux de contacts Rwanda, Egypte, Côte d’Ivoire et Afrique du Sud.

Actuellement, la SCR gère un portefeuille de de plus de 500 Clients et opère dans plus de 70 Pays notamment en Afrique, au Moyen Orient et en Asie.

Article 212assurances avec éléments fournis par la SCR – 25 mai 2022

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