RMA et Hicham Masrar: un faux accident pour un vrai message de prévention routière

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Un direct qui s’interrompt brutalement

Tout commence par une scène conçue pour ressembler à une situation réelle.

Hicham Masrar apparaît en direct sur les réseaux sociaux depuis une voiture. Alors que la séquence se poursuit, un bruit évoquant un choc survient et la diffusion s’interrompt brutalement.

Sans explication immédiate, la scène suscite rapidement interrogations et inquiétude autour du sort de l’animateur.

Mais l’incident n’a, en réalité, jamais eu lieu.

Hicham Masrar révèle la mise en scène

La suite de l’opération permet de découvrir les coulisses du dispositif. Hicham Masrar réapparaît et rassure sa communauté : il va bien et l’accident était fictif.

La voiture, les blessures apparentes et les différents éléments entourant la scène font partie d’une mise en situation préparée pour les besoins de la campagne.

Derrière cette opération se trouve RMA, qui a choisi de s’appuyer sur une situation particulièrement forte pour sensibiliser aux conséquences de la distraction au volant.

Le smartphone occupe une place centrale dans le message : consulter une notification, répondre à un message, filmer ou lancer un direct peut détourner l’attention du conducteur pendant quelques secondes seulement, mais ces quelques secondes peuvent avoir des conséquences considérables.

Un faux accident pour matérialiser le risque

La particularité de la campagne tient précisément à sa construction.

Au lieu de commencer directement par un message institutionnel de prévention, RMA plonge d’abord le public dans une situation donnant l’impression qu’un accident vient réellement de se produire.

L’inquiétude générée par la première séquence devient ensuite le support du message de sensibilisation.

La mécanique reprend ainsi les codes des réseaux sociaux et du smartphone pour attirer l’attention sur l’un des comportements que la campagne cherche précisément à combattre.

Le message final est simple : si l’utilisation du téléphone devient nécessaire, le conducteur doit d’abord s’arrêter et se mettre en sécurité.

4.577 décès sur les routes marocaines en 2025

La campagne intervient surtout dans un contexte d’accidentalité routière préoccupant.

Les données reprises dans la campagne font état de plus de 160.000 accidents corporels au Maroc en 2025 et de 4.577 décès, avec une progression des indicateurs d’accidentalité par rapport à l’année précédente.

C’est dans ce contexte que RMA concentre son message sur un geste apparemment banal : utiliser son téléphone en conduisant.

L’enjeu dépasse donc la seule assurance automobile. Il s’agit de rappeler que la réduction du risque commence avant le sinistre, par l’adoption de comportements permettant d’éviter l’accident.

Pour l’assureur, prévenir avant d’indemniser

Au-delà de sa dimension de communication, cette campagne illustre également l’évolution du rôle que peuvent jouer les compagnies d’assurance dans le domaine automobile.

L’assurance intervient traditionnellement lorsque le risque s’est matérialisé : accident, dommages matériels, blessures, assistance ou indemnisation.

Mais la prévention permet d’agir en amont.

Pour un assureur automobile, sensibiliser les conducteurs aux comportements à risque revient ainsi à intervenir avant même le sinistre, avec un objectif plus large de réduction de l’accidentalité.

C’est précisément sur ce terrain que RMA positionne cette opération : faire de la prévention une composante de la relation entre l’assureur, l’automobiliste et le risque routier.

Les réseaux sociaux utilisés comme outil de sensibilisation

Le choix de Hicham Masrar et du format numérique n’est pas anodin.

La campagne détourne les mécanismes habituels des réseaux sociaux — direct, smartphone, réactions immédiates et viralité — afin de porter un message directement lié à leur utilisation au volant.

Le spectateur passe ainsi successivement de l’interrogation à l’inquiétude, avant de découvrir la véritable raison de la séquence.

Une mécanique destinée à rendre le message plus mémorable qu’une campagne reposant uniquement sur des recommandations de sécurité.

Derrière le faux accident, un risque bien réel

Si l’accident impliquant Hicham Masrar était fictif, le risque associé à la distraction au volant ne l’est évidemment pas.

C’est précisément le contraste recherché par cette opération : utiliser une situation simulée pour rappeler les conséquences que peut provoquer, dans la réalité, une perte d’attention de quelques secondes.

Avec cette campagne, RMA choisit ainsi de parler d’assurance avant l’accident plutôt qu’après le sinistre, en plaçant la prévention et le comportement du conducteur au centre de son message.

Une manière de rappeler que, face au risque routier, la première protection reste encore l’attention portée à la route.

Rédaction 212assurances Le portail de l’assurance et de la réassurance au Maroc – 17 septembre 2026

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