‘intelligence artificielle générative s’impose comme un nouvel outil utilisé par certains fraudeurs pour falsifier des déclarations de sinistres automobiles. Dans un reportage diffusé par France Info, journalistes, assureurs et professionnels de la réparation automobile reviennent sur l’émergence de cette nouvelle forme de fraude, les moyens mis en œuvre pour la détecter ainsi que les solutions technologiques développées pour sécuriser les déclarations de sinistres.
Des photos modifiées pour simuler des accidents
Grâce aux outils d’intelligence artificielle générative désormais accessibles au grand public, il est aujourd’hui possible de modifier une simple photographie de véhicule afin d’y ajouter des impacts, rayures, pare-brise fissurés ou autres dommages inexistants.
Ces images sont ensuite utilisées par certains fraudeurs pour tenter d’obtenir une indemnisation auprès de leur compagnie d’assurance.
Selon le reportage, les réseaux sociaux regorgent désormais de démonstrations montrant la facilité avec laquelle ces manipulations peuvent être réalisées en quelques secondes.
Les assureurs renforcent leurs dispositifs de détection
Face à cette évolution des techniques de fraude, les compagnies d’assurance adaptent progressivement leurs méthodes de contrôle.
Interrogé dans le reportage, Loïc Kueny, Directeur Marketing de Direct Assurance, explique que les tentatives de fraude utilisant des documents falsifiés connaissent une forte progression.
L’assureur indique détecter chaque année plusieurs millions d’euros de demandes frauduleuses et observe une multiplication des faux documents générés ou modifiés grâce aux outils d’intelligence artificielle.
Les équipes spécialisées analysent désormais les incohérences visuelles laissées par ces technologies, comme la répartition des impacts, les effets de lumière ou certaines anomalies graphiques invisibles au premier regard.
Les experts automobiles restent un maillon essentiel
Même si les images générées par l’intelligence artificielle deviennent de plus en plus réalistes, les professionnels de l’expertise automobile conservent un rôle déterminant dans la détection des fraudes.
Le reportage montre qu’un réparateur automobile est capable d’identifier plusieurs incohérences techniques entre les dégâts visibles sur une photographie et les dommages réellement compatibles avec un choc automobile.
L’expertise humaine demeure ainsi un complément indispensable aux outils numériques utilisés par les compagnies.
Des applications pour sécuriser les déclarations de sinistres
Afin de limiter les risques de manipulation des photographies, plusieurs assureurs déploient désormais des applications dédiées à la déclaration des sinistres.
Ces solutions permettent aux assurés de prendre directement les clichés depuis l’application de leur compagnie. Les images sont instantanément géolocalisées, horodatées et analysées, réduisant ainsi les possibilités de modification préalable.
Cette évolution illustre l’accélération de la digitalisation de la gestion des sinistres, tout en renforçant les dispositifs de lutte contre la fraude.
Une fraude lourdement sanctionnée
Au-delà des enjeux financiers pour les assureurs, la fraude à l’assurance constitue une infraction pénale.
Le reportage rappelle qu’en France, elle est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. Les fraudeurs s’exposent également à un refus d’indemnisation, à la résiliation de leur contrat et à de grandes difficultés pour retrouver une couverture d’assurance.
Face à l’essor des outils d’intelligence artificielle générative, les assureurs poursuivent ainsi le développement de solutions technologiques capables de concilier rapidité de traitement des sinistres, expérience client et sécurisation des procédures.
🎥 Reportage à retrouver sur le site de France Info
212assurances – Le site d’information N°1 de l’Assurance au Maroc et en Afrique – 7 Juillet 2026


