Le patronat marocain entame une nouvelle phase avec l’élection, à l’issue d’une assemblée générale ordinaire élective, ce jeudi 14 mai, du binôme Mehdi Tazi – Mohamed Bachiri à la tête de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM). Figure du secteur de l’assurance et vice-président général sortant de la Confédération, Mehdi Tazi prend les commandes du patronat aux côtés de Mohamed Bachiri, patron de Renault Group Maroc. À travers cette alliance entre assurance, industrie et gouvernance économique, la CGEM affiche sa volonté d’accélérer la transformation et la compétitivité de l’entreprise marocaine.
Un tandem expérimenté pour la CGEM
Sans véritable surprise, le binôme Mehdi Tazi – Mohamed Bachiri a été élu à la tête de la CGEM lors de l’Assemblée générale élective organisée ce jeudi à Casablanca. Élus pour un mandat de trois ans, Tazi et Bachiri ont recueilli 3 773 voix sur un total de 4 123 exprimées, soit un taux de 91,5 %.
Déjà très impliqué au sein du patronat marocain, Mehdi Tazi succède ainsi à Chakib Alj, avec l’ambition de poursuivre les réformes engagées tout en renforçant le rôle de la Confédération dans les grands chantiers économiques du Royaume.
À ses côtés, Mohamed Bachiri apporte son expérience industrielle et managériale acquise notamment à la tête de Renault Group Maroc, l’un des principaux acteurs de l’écosystème automobile national.

Une feuille de route axée sur la compétitivité
Avant leur élection, les deux dirigeants avaient présenté un programme construit autour de cinq axes stratégiques : amélioration du climat des affaires, souveraineté industrielle, innovation, rayonnement international et renforcement des synergies internes de la Confédération.
Le tandem souhaite notamment accélérer la simplification administrative, soutenir le financement des TPME, renforcer l’intégration industrielle locale et accompagner la digitalisation des entreprises marocaines.
Parmi les projets phares annoncés figure également le « Morocco Innovation Lab », pensé comme une plateforme d’innovation destinée à favoriser la montée en gamme des entreprises et des compétences nationales.
L’arrivée d’un acteur du secteur des assurances à la tête du patronat pourrait notamment contribuer à relancer le dossier des revendications des distributeurs concernant le remboursement de la TVA, un chantier qui n’a, jusqu’à présent, pas encore été totalement concrétisé.
Une CGEM plus inclusive et tournée vers l’action
Durant leur campagne, Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri ont insisté sur leur volonté de bâtir une CGEM plus inclusive, davantage connectée aux régions, aux fédérations sectorielles ainsi qu’aux jeunes entrepreneurs.
« Nous souhaitons passer d’une CGEM de plaidoyer à une CGEM de réalisation et d’impact », avait déclaré Mehdi Tazi lors de la présentation officielle du programme du binôme.
Cette nouvelle gouvernance devra également composer avec plusieurs dossiers prioritaires, notamment la réforme de la formation professionnelle, les enjeux liés à la compétitivité des entreprises marocaines ainsi que les tensions internationales impactant les chaînes d’approvisionnement.

Un mandat stratégique pour le patronat marocain
L’élection du tandem intervient dans un contexte marqué par les transformations économiques mondiales, l’accélération technologique et les ambitions industrielles du Royaume.
Avec ce nouveau binôme, la CGEM mise sur un profil mêlant expérience institutionnelle, expertise industrielle et proximité avec les enjeux de compétitivité des entreprises marocaines.
Le mandat 2026-2029 s’annonce ainsi décisif pour une organisation patronale appelée à jouer un rôle central dans les grands chantiers économiques du Maroc.
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