L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) a accueilli au Maroc, du 14 au 18 septembre 2026, une délégation de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA) pour une immersion technique consacrée aux pratiques de supervision. Avec un accent particulier sur le contrôle des comptes consolidés et la réassurance, cette séquence institutionnelle s’est également prolongée chez Atlantic Re, où les régulateurs ont pu aborder concrètement plusieurs dimensions techniques et prudentielles du métier de réassureur.
La coopération entre le Maroc et les régulateurs de la zone CIMA s’est renforcée à travers une semaine d’échanges techniques organisée par l’ACAPS.

Du 14 au 18 septembre 2026, l’Autorité marocaine a reçu une délégation de la CIMA dans le cadre de sa stratégie de coopération Sud-Sud.
L’objectif : confronter les approches et pratiques de supervision développées par les différentes autorités africaines, avec deux sujets particulièrement mis en avant par l’ACAPS : le contrôle des comptes consolidés et la supervision de la réassurance.
De la supervision basée sur les risques au contrôle sur place
Le programme ne s’est pas limité à la réassurance.
Les échanges avec les équipes de l’ACAPS ont également porté sur le cadre marocain de contrôle du secteur des assurances, la supervision basée sur les risques, ainsi que sur les modalités de contrôle permanent et de contrôle sur place.
Il s’agit d’enjeux centraux pour les autorités de supervision, qui doivent notamment suivre la situation financière et prudentielle des entreprises opérant sur leurs marchés.
Au Maroc, l’ACAPS est notamment chargée du contrôle de la solvabilité des entreprises d’assurances et de réassurance, avec pour finalité la protection des assurés et des bénéficiaires de contrats.
La réassurance occupait donc une place particulière dans cette immersion.
Atlantic Re apporte le volet opérationnel de la réassurance
C’est dans ce contexte que Atlantic Re a accueilli la délégation des régulateurs de la zone CIMA, en présence de représentants de l’ACAPS.
Cette étape a permis de compléter les échanges institutionnels menés avec l’Autorité marocaine par une immersion au sein d’un réassureur.
Atlantic Re a présenté aux participants son positionnement et son modèle d’activité.
Les échanges sont ensuite entrés dans plusieurs dimensions techniques du métier : souscription, rétrocession, provisions techniques, reporting prudentiel, gestion des risques, solvabilité et contrôle interne.
La séquence permet ainsi de rapprocher deux dimensions complémentaires : d’une part les mécanismes utilisés par le régulateur pour superviser le marché et, d’autre part, les processus techniques et prudentiels mis en œuvre au niveau d’un réassureur.
Atlantic Re, réassureur référence pour l’ACAPS
Cette articulation est d’autant plus intéressante qu’Atlantic Re figure parmi les entreprises exerçant exclusivement les opérations de réassurance répertoriées par l’ACAPS.
Anciennement Société Centrale de Réassurance (SCR), Atlantic Re est une filiale du Groupe CDG et opère dans plusieurs segments de la réassurance, notamment la réassurance Vie et Non-Vie, les lignes spécialisées, le ReTakaful et les risques catastrophiques.
La rencontre a donc permis aux membres de la délégation CIMA d’échanger directement autour de fonctions dont la surveillance constitue précisément une composante de la supervision prudentielle.
Une coopération ACAPS–CIMA engagée depuis plusieurs années
Cette immersion s’inscrit par ailleurs dans une coopération institutionnelle plus ancienne entre l’ACAPS et la CIMA.
À l’ouverture de la semaine, le 14 septembre 2026, le président de l’ACAPS, Abderrahim Chaffai, a reçu les membres de la délégation.
Les échanges ont notamment porté sur la coopération entre les deux institutions et sur l’intérêt du partage d’expertise entre autorités africaines de supervision.
Les relations entre l’ACAPS et la CIMA sont notamment formalisées par un protocole d’échange signé en avril 2015.
La CIMA constitue pour sa part l’autorité supranationale de l’industrie des assurances des seize États africains membres de la zone franc. Elle trouve son origine dans le traité portant organisation intégrée de l’industrie des assurances signé le 10 juillet 1992.
Du régulateur au réassureur
La séquence organisée au Maroc offre ainsi une lecture particulièrement concrète de la coopération entre autorités africaines.
Auprès de l’ACAPS, les régulateurs de la CIMA ont travaillé sur les méthodes de contrôle et de supervision, notamment celles appliquées à la réassurance.
Chez Atlantic Re, les échanges ont porté sur les mécanismes techniques, financiers et prudentiels qui structurent concrètement l’activité d’un réassureur.
Deux dimensions complémentaires qui permettent de rapprocher davantage les pratiques des autorités de supervision et la réalité opérationnelle du marché africain de la réassurance.
Rédaction 212assurances | Le portail de l’assurance et de la réassurance au Maroc – 19 septembre 2026

